SCENE PREMIERE
AGAR ET ISMAEL, dans la solitude.
Dans cotte vaste solitude,
Ah! cher enfant! plus de secours.
Lne accablante lassitude De tes jours et des miens va terminer le cours. Tette urne est épuisée, et ma soif se rallume;
Un soleil brûlant nous consume;
Et son ardeur a fait tarir
Le sein qui devait te nourrir.
Les bras défaillants de ta mère
Ne peuvent plus te soutenir.
O mon fils ! pardonne à ton père !
J^e moment n'est pas loin. Nos tourments vont finir. Sous ces tristes cyprès repose-toi, respire. Son regard me pénètre, et sa voix me déchire !
Ain.
Non , je ne puis le voir souffrir.
Je m'éloigne avant qu'il expire, Et loin de lui je vais mourir.
Grand Dieu ! que mon dernier soupir Porte jusqu'à toi ma prière. Regarde, avec des yeux de père.
Un innocent prêt à périr;
PATvTIE II, SCÈNE II. 693-
Et que je meure la première, Si je ne puis le secourir.