‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 77 sur 563 · ACTE III, SCENE III. i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE III. i

T H ÉONIS.

Pourquoi, si le sénat, si la loi t'est conlrairr. Exposer ta famille , et ne pas l'y soustraire ? Préviens....

Non! C'est à lui si l'on veut l'oppriniri D'attendre l'injustice, et de la réprimer. Pour avoir écouté de trop justes alarmes, Et voulu de ses mains faire tomber les armes , Je prévois de quels traits Léonide et Leuxis Au tribunal des lois peuvent être noircis ; Et l'on croira peut-être, à les voir sans défense. Flétrir impunément la faiblesse et l'enfance. Qu'on tremble cependant avant de prononcer. Ils auront des vengeurs, et tu peux l'annoncer.

Epargne à ma douleur ces funestes augures. Il est dans le sénat des coeurs droits, des mains pures; Et ma femme et mon fils s'accusant, sans détour. De ces vaines frayeurs qu'on pardonne à l'amour. Ne seront point traités en coupables transfuges. Des pères, des époux, sont au rang de leurs juges. Que dis-je? Est-il un cœur qui ne parle pour eux? C'est toujours à regret qu'un juge est rigoureux. Hors de son tribunal , c'est un homme vulgaire ; Mais l'approche des dieux l'agrandit et l'éclairé. Enfin , pour ne laisser nulle trace après soi , L'ombre seule du crime a besoin de la loi; Je la réclame. Adieu. C'est en vous que j'espère.

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