II. i
Se couchant le matin , et se levant le soir.
Vous me poussez à bout; mais je vous ferai voir Que si vous ne changez de vie et de manière, ; Je saurai me servir de mon pouvoir de père, Et que de mon courroux vous sentirez l'effet.
HECTOR, àValère.
Votre père a raison.
GÉRONTE
Comme le voilà fait!
! Débraillé, mal peigné, l'œil hagard! A sa mine On croiroit qu'il viendroit , dans la forêt voisine , De faire un mauvais coup.
HECTOR, à part.
On croiroit vrai de lui :
Il a fait trente fois coupe-gorge aujourd'hui.
GÉRONTE
Serez-vous bientôt las d'une telle conduite? Parlez, que dois-je enfin espérer dans la suite?
VALÈRE
: Je reviens aujourd'hui de mon égarement , Et ne veuK plus jouer, mon père , absolument.
HECTOR, à part.
Voilà du fruit nouveau dont son fils le régale.
GÉRONTE
Quand ils n'ont pas un sou , voilà de leur morale.
VALÈRE
J'ai de l'argent encore ; et, pour vous contenter, De mes dettes je veux aujourd'hui m' acquitter.