‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 172 sur 255 · VALÈRE, ANGÉLIQUE, DORANTE, HECTOR · texte numérisé non relu

VALÈRE, ANGÉLIQUE, DORANTE, HECTOR

NÉRINE, M"'* LA RESSOURCE , au fond da théâtre VALÈRE.

Quel bonheur est le mien ! Enfin voici le jour. Madame, où je dois voir triompher mon amour. Mon cœur tout pénétré.... Mais, ciel! quelle tristesse ^ Nérine , a pu saisir ta charmante maîtresse ? Est-ce ainsi que tantôt?...

3io LE JOUEUR.

HÉRIJVE.

Bon ! ne savez-vous pas ?

Les filles sont, monsieur , tantôt haut, tantôt bas.

VALÈRE

Hé quoi ! changer si tôt !

ANGÉLIQUE

Ne craignez point, Valère, Les funestes retours de mon humeur légère : Le portrait dont ma main vous a fait possesseur Vous est un sûr garant que vous avez mon cœur.

VALÈRE

Que ce tendre discours me charme et me rassure !

W É R I ]y E , à part.

Tu ne seras heureux , par ma foi , qu'en peinture.

ANGÉLIQUE

Quiconque a mon portrait , sans crainte de rival , Doit avoir la copie avec l'original.

VALÈRE

Madame , en ce moment , que mon âme est contente !

ANGÉLIQUE

Ne consentez-vous pas à ce parti , Dorante ?

DORANTE

Je veux ce qui vous plaît : vos ordres sont pour moi Les décrets respectés d'une suprême loi. Votre bouche, madame, a prononcé sans feindre ; Et mon cœur subira votre arrêt sans se plaindre.

HECTOR, bas, à Valère.

De l'arrêt tout du long il va payer les frais.

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