‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 228 sur 255 · VALÈRE, CLARICE · texte numérisé non relu

VALÈRE, CLARICE

CLARICE

De vos soins généreux je vous suis obligée : Mais, depuis un moment, mon âme est bien changée.

VILÈRE.

Plaît-il ?

CLARICE

I Je ne veux plus me marier,

^ VALÈHE.

Comment!

D'où vous peut donc venir un si prompt changement ?

CLARICE

J'ai pensé mûrement aux soins du mariage , Aux chagrins presque sûrs ou son joug nous engage, A cette liberté que l'on perd sans retour : L'hymen est trop souvent un écueii pour l'amour. Je ne me sens point propre aux soins d'une famille; Et, tout considéré, j'aime mieux rester fille.

V ALÈRE.

Je sais bien que l'hymen peut avoir ses dégoûts ; Chaque état a les siens , et nous les sentons tous.

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