‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 239 sur 255 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

CARLIN, seul.

Allons nous acquitter de notre honnête emploi ; Remettons deux amants.... Mais qu'est-ce que je voi ? « Pour Isabelle. » Oh diable ! aurois-je la berlue ? Quelque nuage épais m'obscurcit-il la vue ? Mais non , j'ai , grâce au ciel , encore deux bons yeut. Monsieur, monsieur!... Il est déjà loin de ces lieux. Il me semble pourtant que , scion tout indice , Le billet que je tiens doit aller à Glarice.

43o LE DISTRAIT.

Mais le nom d'Isabelle est peint sur ce papier.

Ne me joûroit-il point un tour de son métier ?

Il se peut faire aussi qu'il instruise Isabelle

De l'état de son cœur, et qu'il rompe avec elle,

Lui donne en peu de mots son congé par écrit.

Oui, voilà ce que c'est, et le cœur me le dit.

Ah ! qu'un maître est heureux quand un valet habile

A la conception et légère et facile !

Il peut se fourvoyer sans rien appréhender ;

Et de tels serviteurs sont nés pour commander.

FIW DU QUATRIÈME

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