VALÈRE, M.'^' GROGNAC, ISABELLE, LE CHEVALIER, CLARICE, LÉANDRE
LE C HE VALIE R , à madame Grognac.
Le dessein en est pris : je ne vous quitte point Que je ne sois enfin satisfait sur ce point. Je prétends , malgré vous , devenir votre gendre : Vousne sauriez mieux faire ; et , pourvous en défendre , Vous avez beau jurer, pester, tempêter....
M""^ grognac, au Chevalier.
Ouais !
Je vous trouve plaisant ! Au gré de mes souhaits
Je ne pourrai donc pas disposer de ma fille ?
Je ne veux point, monsieur, de fou dans ma famille.
LE CHEVALIER
La, la.... doucement.
M GROGNAC.
Paix.
I s AR ELLE.
Ma mère....
M""^ GROGNAC.
Taisez-vous,
\ LE CHEVALIER
Un peu de naturel.
M""^ GROGNAC.
Non.
VALÈRE, à luadame Grognac.
' Calmez ce courroux.
M™^ GROGTfAC, à Valèrp.
Vous, calmez, s'il vous plaît, votre langue indiscrète, Ennuyeux harangueur. C'est une affaire faite, Monsieur sera mon gendre ; et pour me délivrer Des imp&rtunités qui pourroient trop durer, J'ai mandé tout exprès en ces lieux un notaire.
Moi^ je m'inscris en faux contre ce qu'il peut faire, m""^ grognac.
( à Léandre. )
Mais où sommes-nous donc ? Vous , monsieur le distrait Vous êtes là debout planté comme un piquet.
VAL ÈRE
Il ne répond point trop aux offres que vous faites.
M""^ grognac, àValère.
Monsieur, guérissez -vous des soucis où vous êtes: Quand il ne voudroit point encor se marier, Je n'aurai point recours à votre Chevalier, Un fat dont la conduite est tout impertinente.
VA LE RE, à part.
Et qui lui fait danser quelquefois la courante.
M*"^ GROGNAC.
Un petit libertin qui doit de tous côtés, Un étourdi fieffé.
LE C H E VA LIER, à madame Grognac.
Passons les qualités.
Cela ne rendra pas le contrat moins valide.