OSIRIS, LA SIBYLLE
LA SIBYLLE chante.
SoTTS ces beaux monuments d'éternelle mémoire. Je ranime la cendre, et trouble le repos
De ces rois et de ces héros Qui jadis, dans l'Egypte, ont signalé leur gloire. Je garde aussi, sous ces tombeaux fameux , Les mânes précieux De ces femmes charmantes , Qui firent , jusque dans les cieux, Élever ces masses pesantes , Et, par des histoires brillantes , Signalèrent leur nom dans l'empire amoureux. (On joue une ritournelle gaie, et !a Sibylle continue déchanter.) Si, dans ces lieux, toutes les belles
Qui ne sont pas cruelles , Pour immortaliser leur sort, Laissoient de quoi bâtir, après leur mort. Des monuments aussi solides, On verroit bien des pyramides.
292 LA SUITE DE LA FOIRE, etc.