‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 177 sur 198 · OSIRIS, M-"^ JACQUEMARD , M. JACQUEMARD , LA SIBYLLE · texte numérisé non relu

OSIRIS, M-"^ JACQUEMARD , M. JACQUEMARD , LA SIBYLLE

M. JACQUEMABD, apercevant sa femme.

Que faites-vous donc ici, madame?

M"^ J ACQ UEMAR D.

Qu'y faites-vous, vous? Que je suis malheureuse! Est-ce que je rencontrerai toujours ce petit brutal-là en mon chemin ?

M. JACQUEMARD

Est-ce que vous venez à la Foire pour y donner la comédie ? Quel habit de folle avez-vous donc là? est-ce l'habit d'une procureuse?

M"*^ JACQUEMARD

Procureuse, moi? Apprenez, mon ami, que je

298 LA SUITE DE LA FOIRE, etc.

suis la femme d'un procureur, mais que je ne suis point procureuse , et que je puis porter l'or et l'argent à meilleur titre que de vieilles comtesses qui doivent encore leur habit de noce.

M. JACQUEMARD

Il n'y a pas un de ces diamants-là qui ne m'ait coûté un procès, et peut-être une fausseté.

M""^ JACQUEMARD

Je serois bien malheureuse d'être lardée de faussetés depuis les pieds jusqu'à la tête ! Mais , monsieur, consolez-vous, ces diamants-là ne vous coûtent rien.

M. JACQUEMARD

Ils ne vous coûtent pas grand'chose non plus. m""^ j acquema rd.

Comment ! que voulez-vous dire ? Ils ne me coûtent pas grand'chose ! Je veux bien que vous sachiez que je n'ai jamais rien fait pour de l'argent.

M. JACQUEMARD

Tant pis , madame : il y a de certains métiers où il vaut mieux recevoir que donner.

M""^ JACQUEMARD

Plutôt que de censurer ma conduite , vous feriez mieux de réformer la votre , et de ne pas faire tous les jours le petit libertin.

M. JACQUEMARD

Je n'ai rien à réformer à ma conduite , et je souhaiterois que la votre fût aussi régulière dans le fond et dans la forme.

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