‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 52 sur 198 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

ROGER

Et, malgré tout cela.

Vous ne sauriez avoir lignée ?

Je Yois bien du malheur à votre destinée;

Car je connois bien des époux Qui prennent à se fuir autant de soin que vous, Et qui, malgré leur mésintelligence, Ont des enfants en abondance.

Que ces pères-là sont heureux !

Hélas! que ne suis-je comme eux !

ROGER

Leurs femmes sont bien plus heureuses.

GABRINE.

Qu'elles doivent être joyeuses D'avoir tant de petits marmots Qui ne coûtent rien à leur père 1 Apprenez-moi comme il faut faire.

ROGER

Le Druide à l'instant vous en dira deux mots.

LE DRUIDE chante.

Je ne veux point troubler votre ignorance. Ni vous montrer un chemin trop battu ; Pour être sage , une heureuse indolence Vaut souvent mieux qu'une foible vertu.

ROGER chante.

Au bon vieux temps La femme étoit sans science ; Mais pour à présent,

PS

ToureloTire , loure , loure , La fille sait tout avant quatorze ans.

Toutes les personnes que Roger a désenchantées témoignent leur allégresse par des danses et des chansons.

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