JOACHIM
Vous me seriez lavic 1 Tous deux.
Q-i'é'- IlS^e -ce vous!
Je vous aimais plus que ma vie.
Nos feux éiaieni trop purs, oi nos plaisirs liopdous Tour ne pas iiriler l'envie.
SfSAN>X.
Le Seigneur l'.i permis, clici époux ; adorons
etCVRES RELIGIEUSES DE J.-J. LEFRANC MARQUIS DE POMPIGNAN.
Sa providence el sa jiisiice.
Faisons sans niiirniurer, faisons le sacrilice
De ses Lienfairs ei de ses dons.
JOAcniu.
La plainte n'est pas un mnriniire.
Grand Dieu ie lourmeni que j'enduie Ne m'arrachera point de coupaldes regrets. Mais vous m'avez donné celle épouse fidèle ; C'est vous-inèine, ô mou Dieu, qui nous avez lies
D'une chaîne si belle.
rernieilez scidenieni ijue je meure avec elle, El que le même instant nous unisse à vos pieds
Dans votre demeure éicrnclle.
SUSANNE
Nous y serons unis, je l'espère, et vos jours Couleront ici-lias dans celle heureuse atienle. Que le Dieu d'Israël nous prolége toujours,
El que, s'il se piul, il augmente Ce honheur dont, hélas ! je paiijgeais le cours, îla tendresse pour vous, que l'imposture outrage,
Redouble encore dans i e moment.
0 mon aimable époux, n^cevez-cn le gage
Dans ce dernier embrassement.
lOACKiJ!, en enibrnssunt Susaiiiie.
Je le reçois, el j'y fais le serment.
Si l'icMposlure achève son ouvrage,
De n'y pas survivre un moment.