TROISIÈME PRIÈRE
Remettre entre les mains de Dieu tout ce qu'on a reçu de lui.
Pénétré de respect, ô mon Dieu, pour votre imcompréhensible essence, je recon nais que vous méritez seul mes adorations. Je vous offre mon âme, mon cor|>s, tout ce que je suis, tout ce qui m'appartient; je
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UUATIIIKMI'; l'AUTIK. — TIlADl CTION. - I>niF,m;S.
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vous fil luis un paitail sucrilico, ot Jo iiio ili'voiio toul l'iilier au Imiilieur dti vous servir, ic vituili'iiis po-ssiMor l'univers, Sfulenieiit (lOur lu luultru ù vos piuJs. Ju vous ollro, Si'ii^jiii'ur, mes puiisôi's, mes désirs, iiii-s parolfs, (oiiti.'s les actions dû ma vie. Ju vuus les eonsiicru el vous les soumets sans riVserve, sans autre vue ni sans aulro ilesseiii, i|ue de procurer votre gloire, el d'aecomplir votre aduralile volonté. Mais alin i|ue cesiicritici' vous soit plus aiJ;reable, jo vous l'ollre par les mains de la bienheureuse viori^o .>5arie ; jo l'unis ù celui iiui) Josus-Cliiist votre Tils uiii(|uo lit pour moi le jour do sa mort sur l'aulel sanglant de la (-roi\ ; et je m'unis moi-mômu à ses mérites intiuts.
QrATUlflME PUIÈIIE.
Déplorer son iiigratilude et ses infidélili's. Quand je com()are,ù mon Dieu, l'étoiuluo et l'immensité de votre pouvoir avec la Lasscs>e de mon néant; (piand je considéio tout coqueje suis.cjue tûulcet|ui cstcn moi, est un don de votre grâce; nue j'ai en malgré cela l'audace de vous oïl'enscr, et (juo pouvant me punir avec justice et me précipiter dans les llammes élci-neiles de l'onl'er, vous m'avez néanmoins altindu et su|)porté si longtemps, vous m'avez excité au repentir, vous m'avez ouvert les I résors de votre miséricorde en m'invilanl vous-même à me réconcilier avec vous, mon Ame, Seigneur, est rcmi)lie d'étomieiueiU , de conlusion , de trouble, et je iiH! sons déchiré de la plus vive douh^ur. J'aimerais mieux n'élre jamais né que de vous avoir l'ait la moindre oUense, que d'avoir cessé un seul instant de vous |ilairo. Je voudrais venger sur ruoi-méme avec la dernière rigueur mes égarements ei mes péchés. Je suis prêt à soull'rir jiour l'amour de vous et j)our votre gloire, tous les allronts, toutes les injures, toutes les allliclions et toutes les douleurs dont il vous plaira que je sois accablé, l'uissé-je pratiquer toutes les austérités des anachorètes et des plus saints |iéniteiits , endurer les tourments des martyrs, toutes les peines de cette vie, celles du purgatoire, de l'enlér môme plutôt que de vous offenser. Mais puisque votre clémence et ma faiblesse vous empêchent d'exircer sur mon corps des chillimenls qu'il n'a que trop mérités, Irappez, Seigneur, frappez ce cœur mille lois coupable ; que les regrets, le déchirent, et que la douleur le brise à vos pieds. Ju sens bien que la crainte de perdre le paradis, et de me voir précijiiter dans l'enfer, me rend insupportable le fardeau de mes [léchés. Néanuioins, ô mon Dieu , sans envisager la récompense ni la peine, je me repens sincèrement de vous avoir déplu, de vous avoir irrité par mes crimes. Je m'en lejiens parce que vous êtes le souverain bien, parce que je VoUS aima jiar-dessus tout, et vous préfère à tout. Je me [iropose avec le secours de votre giàce, de ne vous plus otl'enser, de fuir toutes les occasions, non-seulement de péché mortel ,
mais itncoro du péché véniel, de niorlilier mes passions, el de commeiicor une iinnvollo vie, un(< vie régnlièru el l'crvoiiie, digne (Il un mot d'un parfait chrétien.
ciNQi ii;.MK l'iiiiati;.
S'ussitri'r lis mvi/rim de jouir plus tôt de IJteu après lu mort.
Pour obtenir, ô mon Dieu, qu'après ni'avoir remis mes |ié(lics, vous me remellie/. aussi les peines du purgatoire, où voire miséricorde change en des soulfranccs passagères les lourmeiils éternels, dus li nos crimes; et pour que mon Ame, dès qu'elle sera délivrée des liens du l'orps, ne trouve rien (pii rempôche de jouir sur le champ do votre glorieuse (irésenci;, faute d'avoir satisfait à votre suprême justice, je déclare ici mes intentions de la manière qui suit.
Je vous olfro, ô mon Dieu, et je vous snjiplio de recevoir dans la |)énitence sacramentelle de mes péchés, tout le bien que je (mis jamais faire, et tous mes maux c]U(! je soulfrirai durant cette vie, alin que celte pénitence et cette ollrande faisant partie du sacrement, elles en aient l'uni; et l'autre |ilus de mérite, et soient (ilus salisfacloires. Jo pardonne toutes les injures que j'ai reçues, pour mériter par là le pardon de celles que je vous ai faites.
Je suis résolu de gagner tontes les indulgences ijuoje pourrai. Dans cette vue j'unis toutes mes prières, el toutes les œuvres pieuses que j'aurai le bonheur de faire pendant ma vie, à l'inlenliun des souverains pontifes, vicaires de Jésus-Christ, et je me soumets aux obligations qu'ils imposent à cette fin.
Les indulgences dont je puis disposer, je les applique pour le soulagement des âmes détenues dans le purgatoire; promiôremeiit pour celles de mes plus proches parents, de mes amis et de mes bieifaileurs; ensuite pour les âmes qui louchent au moment d'être tirées de ce lieu de soullVances, et qui ont eu le {dus de charité sur la terre.
Dans toutes mes prières, dans Inules mes oraisons-, je ne vous demande, ô mon Dieu, je ne vous supplie de m'accordcr que ce (jne vous jugerez à propos que je vous demande et que j'oblienne. Vous savez mieux que moi ce qui doit être l'objet de mes intercessions, el ce qu'il me convient d'obtenir.
Je vous demande particulièrement le salut de mon âme, la conservation ell'augmenlion de votre Eglise.
Je vous conjure humblement au nom de Jésus-Christ mon Rédempteur, dont je suis l'ouvrage et la créature, je vous conjure, ô mon Dieu, par sa vie, par ses vertus, et par ses mérites, d'écouler mes vœux sincères, et de condescendre à mes justes désirs. Accomplissez, Seigneur, la jjarole que le Verbe éternel votre Fils nous a donnée, quand il a dit, que ce que nous demanderions en son nom, serait accordé.
Je vous demande donc, en vertu de ce
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nom qui vous est si cher, la force d'exécuter, en toute chose votre très-sainte volonté, d". chercher votre gloire, et de remplir l'unique lin pour laquelle vous m'avez crée, qui est de vous aimer, de vous louer, et de jouir de vous, ô mon Dieu, dans l'étcriiitc des siècles. Ainsi soit-il.
PUIÈRE