RÉFLEXIONS PIEUSES
venue , on ne peut marcher sans tomber. Ainsi les Juifs ont beau me vouloir perdre, ils n'ont aucun pouvoir de me faire du mal, jusqu'à ce que la nuit, c'est-à-dire le temps des ténèbres, soit venue. »
Jean, cbap. xviii, v. 1. Trans torrentem CedronK Grotius croit qu'il étoit ainsi nommé à cause qu'il y avoit eu des cèdres dans cette vallée. En grec, c'est le torrent des Cèdres. Jésus-Christ accomplit ici ce qui le figura en la personne de David , quand ce roi , fuyant Absalon , passa ce torrent , étant trahi par Achitophel.
Abierunt retrorsum'^, idem, v. 6; David a dit, ps. xxxv, avertanlur retrorsum^-, et Isai'e, c. xxxvii, cadant retrormm^. Quelle terreur n'imprimera-t-il point quand il viendra juger, s'il a été si terrible étant près d'être jugé !
Idem, chap, xix, v. 9. Responsum non dédit ei*. Il lui en avoit assez dit, en lui disant que son royaume n'étoit pas de ce monde : et d'ailleurs Pilate, en faisant maltraiter un homme qu'il croyoit innocent, s'étoit rendu indigne qu'on l'éclaircît davantage : ne s'étoit-il pas même rendu indigne que Jésus-Christ lui répondît maintenant, lui qui, lui ayant demandé ce que c'étoit que la vérité, n' avoit pas daigné attendre la réponse? Les gens qui ont négligé de savoir la vérité , quand ils la pouvoient apprendre , ne retrouvent pas toujours l'occasion qu'ils ont perdue.
Nescis quia potestatem haheo ., etc.^, iD.,i&id. ,v. 10. Puisqu'il est en son pouvoir de le sauver , il se reconnoît donc coupable de sa mort, à laquelle il ne souscrit que par une lâche complaisance.
Non hahemus regem^ etc.', idem, v. 15. Les Juifs reconnoissent donc que le temps du Messie est venu, puisque le sceptre n'est plus dans Juda ; et en même temps ils renoncent à la promesse du Messie,
Quod scripsi, scripsi^. Id., v. 22. C'étoit comme la sentence du juge, à laquelle on ne pouvoit plus rien changer. D'ailleurs Philon a remarqué que Pilate étoit d'un esprit inflexible. Dieu se sert de tout cela pour faire triompher la vérité en dépit des Juifs.
Miserunt sortem in vestem meam^. Id., v. 24. Cette tunique qui n'est point déchirée, est l'unité qu'on ne doit jamais rompre.