‹ Œuvres complètesChapitre 218 sur 418 · SCÈNE I. - AGRIPPINE , BURRHUS · texte numérisé non relu

SCÈNE I. - AGRIPPINE , BURRHUS

BURRHUS

Oui, madame, à loisir vous pourrez vous défendre: César lui-même ici consent de vous entendre. Si son ordre au palais vous a fait retenir, C'est peut-être à dessein de vous entrelenir. Quoi qu'il en soit, si j'ose expliquer ma pensée , Ne vous souvenez plus qu'il vous ait offensée ; Préparez-vous plutôt à lui tendre les bras , Défendez-vous, madame, et ne l'accusez pas. Vous voyez, c'est lui seul que la cour envisage. Quoiqu'il soit votre fils, et même votre ouvrage, Il est votre empereur. Vous êtes , comme nous , Sujette à ce pouvoir qu'il a reçu de vous. Selon qu'il vous menace , ou bien qu'il vous caresse , La cour autour de vous ou s'écarte ou s'empresse. C'est son appui qu'on cherche en cherchant votre appui. Mais voici l'empereur.

AGRIPPINE

Qu'on me laisse avec lui.

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