‹ Œuvres complètesChapitre 297 sur 418 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

L'auriez vous cru, madame, et qu'un si prompt retour

Fît à tant de fureur succéder tant d'amour?

Tantôt , à me venger fixe et déterminée ,

Je jurois qu'il voyou sa dernière journée :

A peine cependant Bajazet m'a parlé;

L'amour fit le serment, l'amour l'a violé.

J'ai cru dans son désordre entrevoir sa tendresse :

J'ai prononcé sa grâce , et je crois sa promesse.

BAJAZET

Oui , je vous ai promis et j'ai donné ma foi De n'oublier jamais tout ce que je vous doi; J'ai juré que mes soins, ma juste complaisance, Vous répondront toujours de ma reconnoissance. Si je puis à ce prix mériter vos bienfaits, Je vais de vos bontés attendre les effets.

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