‹ Œuvres complètesChapitre 323 sur 418 · SCENE XII. — ATALIDE, ZAÏRE · texte numérisé non relu

SCENE XII. — ATALIDE, ZAÏRE

ATAL1DE.

Enfin, c'en est donc fait; et, par mes artifices,

Mes injustes soupçons, mes funestes caprices,

Je suis donc arrivée au douloureux moment

Où je vois par mon crime expirer mon amant !

N'étoit-ce pas assez, cruelle destinée,

Qu'à lui survivre, hélas! je fusse condamnée?

Et falloit-il encor que, pour comble d'horreurs,

Je ne pusse imputer sa mort qu'à mes fureurs?

Oui , c'est moi, cher amant, qui t'arrache la vie:

Roxane ou le sultan ne te l'ont point ravie :

Moi seule, j'ai tissu le lien malheureux

Dont tu viens d'éprouver les détestables nœuds. f

Et je puis , sans mourir , en souffrir la pensée , /■.{/ 4uW'~,

Moi qui n'ai pu tantôt , de ta mort menacée ,

Retenir mes esprits prompts à m'abandonner !

Ah! n'ai-je eu dp l'ammir qnp prmr t'aggagginpr? Mais c'eil. p*\ trnp ; il fa^t par un prnmpt sa^fir-P f

Que ma fidèle main te venge et m s punisse. Vous-, de qui j'ai troublé la gloire et le repos, Héros , qui deviez tous revivre en ce héros ; Toi, mère malheureuse, et qui, dès notre enfance, Me confias son cœur dans une autre espérance : Infortuné vizir, amis desespérés,

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