DE LA FÊTE DE SAINT SIMON ET SAINT JUDE
(■•22 octobre.)
Que savons-nous de ces deux saints?
V Qu'ils furent deux dignes apôtres de Jésus-Christ; 2° qu'après la réception du Saint-Esprit, ils prêchèrent l'Evangile dans
l'Egypte, dans l'Afrique, dans la Mésopotamie, et principalement dans les vastes et affreuses régions de la Perse, où ils convertirent à la foi un nombre innombrable de Chrétiens, par l'excellence de leur doctrine, et par l'exemple de leurs vertus; 3° que l'un et l'autre furent couronnés du martyre qu'ils endurèrent pour Jésus-Christ; 4° que leur association dans la prédication de l'Evangile est cause qu'on fait leur fête en un même jour; 5° et que l'Eglise a tant de respect pour leur sainteté, qu'elle célèbre leur mémoire avec vigile et jeûne.
Quoi encore de particulier?
1° Saint Simon était de Cana en Galilée, et saint Jude, autrement Thadée, fut frère de saint Jacques le Mineur, et par conséquent, parent proche de Jésus-Christ selon la chair; 2° l'article de la communion des saints et de la rémission des péchés est attribué à saint Simon, et celui de la résurrection de la chair à saint Jude, selon saint Augustin; 3° l'instrument du martyre de saint Simon fut une scie , et de saint Jude une hache; 4° saint Jude a écrit une excellente Lettre canonique contre les hérétiques de sou temps, dont il fait une admirable peinture, et il exhorte puissamment les fidè es à ne leur ajouter point de foi ; il expose la grandeur du supplice qui leur est préparé, et dont il prend les exemples et les figures dans la punition des dénions, des habitants de Sodome et des rebelles Israélites. On rapporte de lui ou de saint Mathias, qui prêcha dans les mêmes provinces, trois sentences remarquables et véritablementaposloliques. L'une: Endurez les choses présentes; c'est-à-dire, sans murmure. L'autre : Si nous avions abandonné notre bien, comment prendrions nous le bien des autres? Et la troisième : Si le voisin du fidèle pèche, le fidèle pèche. Pour dire que c"est faute de lui avoir donné assez bon exemple, et de n'avoir pas attiré assez de bénédictions sur lui.
Que doit-on demander?
t° L'horreur des nouvelles doctrines ; 2° la soumission à l'Eglise; 3° la pratique des bonnes œuvres, que ces premiers héritiques combattaient, enseignant que la foi seule sullisait pour le salut.