‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 3 sur 17 · MORTE A DIX-HUIT ANS · texte numérisé non relu

MORTE A DIX-HUIT ANS

Et la date d'aujourd'hui.

— C'était celle qu'il aimait ! Alors, pourquoi m'emmenait-il avec amour ? Pauvre héros... Que faire ?

Elle se penche, l'embrasse, l'appelle.

— Hamlet, my little Hamlet !

Mais la mort est la mort, c'est connu depuis la vie.

— Je vais retourner au Château avec les chevaux, retrouver l'écuyer témoin de notre départ, et je dirai tout.

Elle repart au même trot, tournant le dos à la pleine lune qui devait faire si bien, là-bas, sur les plaines, les plaines, vers Paris et les brillants Valois, tenant cour plénière.

On sut tout, le répréhensible coup du drame à personnalités, l'enlèvement, etc. On envoya chercher le cadavre avec des flambeaux de première qualité. — 0 soir historique, après tout !

Or Kate était la maîtresse de William.

— Ah ! ah ! fit cet homme, c'est comme ça qu'on voulait lâcher Bibi !

(Bibi est une abréviation de Billy, diminutif de William.)

Et Kate reçut une belle volée qui n'était pas la première et ne devait pas être la dernière, hélas ! — Et cependant elle était si belle, Kate, que, en d'autres temps, la Grèce lui eût élevé des autels.

Et tout rentra dans l'ordre.

Un Hamlet de moins; la race n'en est pas perdue, qu'on se le dise !

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