‹ Œuvres complètesChapitre 48 sur 96 · DE L ANGE INCURABLE · texte numérisé non relu

DE L ANGE INCURABLE

Je t'expire mes Cœurs bien barbouillés de cendres; Vent esquinté de toux des paysages tendres !

Où vont les gants d'avril, et les rames d'antan? L'âme des hérons fous sanglote sur l'étang.

Et vous, tendres D'antan?

Le hoche-queue pépie aux écluses gelées; L'amante va, fouettée aux plaintes des allées.

Sais-tu bien, folle pure, où sans châle tu vas? — Passant oublié des yeux gais, j'aime là-bas...

— En allées Là-bas !

Le long des marbriers (Encore un beau commerce !) Patauge aux défoncés un convoi, sous l'averse.

Un trou, qu'asperge un prêtre âgé qui se morfond, Bâille à ce libéré de l'être; et voici qu'on

Le déverse Au fond.

Les moulins décharnés, ailes hier allègres,

Vois, s'en fontlesgrandsbras du hautdes coteaux maigres !

Ci-gît n'importe qui. Seras-tu différent, Diaphane d'amour, ô Chevalier-Errant?

Claque, ô maigre Errant !

Hurler avec les loups, aimer nos demoiselles, Serrer ces mains sauçant dans de vagues vaisselles !

Mon pauvre vieux, il le faut pourtant ! et puis, va, Vivre est encor le meilleur parti ici-bas.

Non ! vaisselles D'ici-bas !

Au-delà plus sûr que la Vérité ! des ailes D'Hostie ivre et ravie aux cités sensuelles !

Quoi ! Ni Dieu, ni l'art, ni ma Sœur Fidèle; mais Des ailes 1 par le blanc suffoquant ! à jamais,

Ah ! des ailes A jamais !

— Tant il est vrai que la saison dite d'automne 3Test aux cœurs mal fichus rien moins que folichonne.

COMPLAINTE

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