COMPLAINTE DES COMPLAINTES
Maintenant, pourquoi ces complaintes?
Gerbes d'ailleurs d'un défunt Moi Où l'ivraie art mange la foi?
Sot tabernacle où je m'éreinte A cultiver des roses peintes?
Pourtant ménage et sainte-table !
Ah ! ces complaintes incurables, Pourquoi? pourquoi?
Puis, Gens à qui les fugues vraies Que crie, au fond, ma riche voix — N'est-ce pas, qu'on les sent parfois? Attoucheraient sous leurs ivraies Les violettes d'une Foi, Vous passerez, imperméables A mes complaintes incurables?
Pourquoi? pourquoi?
Chut ! tout est bien, rien ne s'étonne.
Fleuris, ô Terre d'occasion,
Vers les mirages des Sions !
Et nous, sous l'Art qui nous bâtonne,
Sisyphes par persuasion,
Flûtant des christs les vaines fables,
Au cabestan de l'incurable
Pourquoi ! — Pourquoi?