‹ Œuvres complètesChapitre 75 sur 96 · COMPLAINTE DES COMPLAINTES · texte numérisé non relu

COMPLAINTE DES COMPLAINTES

Maintenant, pourquoi ces complaintes?

Gerbes d'ailleurs d'un défunt Moi Où l'ivraie art mange la foi?

Sot tabernacle où je m'éreinte A cultiver des roses peintes?

Pourtant ménage et sainte-table !

Ah ! ces complaintes incurables, Pourquoi? pourquoi?

Puis, Gens à qui les fugues vraies Que crie, au fond, ma riche voix — N'est-ce pas, qu'on les sent parfois? Attoucheraient sous leurs ivraies Les violettes d'une Foi, Vous passerez, imperméables A mes complaintes incurables?

Pourquoi? pourquoi?

Chut ! tout est bien, rien ne s'étonne.

Fleuris, ô Terre d'occasion,

Vers les mirages des Sions !

Et nous, sous l'Art qui nous bâtonne,

Sisyphes par persuasion,

Flûtant des christs les vaines fables,

Au cabestan de l'incurable

Pourquoi ! — Pourquoi?

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