‹ Œuvres complètesChapitre 78 sur 96 · AU LARGE · texte numérisé non relu

AU LARGE

Comme la nuit est lointainement pleine De silencieuse infinité claire !

Pas le moindre écho des gens de la terre. Sous la Lune méditerranéenne !

Voilà le Néant dans sa pâle gangue, Voilà notre Hostie et sa Sainte-Table, Le seul bras d'ami par l'Inconnaissable, Le seul mot solvable en nos folles langues !

Au delà des cris choisis des époques, Au delà des sens, des larmes, des vierges, Voilà quel astre indiscutable émerge, Voilà l'immortel et seul soliloque !

Et toi, là-bas, pot-au-feu, pauvre Terre ! Avec tes essais de mettre en rubriques Tes rellets perdus du Grand Dynamique I Tu fais un métier, ah ! bien sédentaire !

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