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INTRIGUE DES GUISES EN ALLEMAGNE

cile de Trente, pourrai! assurer la paix. L'Empereur -'\ sérail prêté pour balancer l'influence de ce concile tout espagnol.

En gagnant du temps ainsi, on était sur que Christophe, par lui e1 ses gendres, les landgraves, empêcherai! quelque temps tout mouvement militaire et s'opposerait à l'embauchage que nos protestants me- - --avéraient de faire sur le Rhin.

Cette très longue comédie, ce mensonge pendant trois grands jours, ces faux serments prodigués, avaient aigri, fatigué Guise. Il revint fort sombre à Joinville, séjour de sa vieille mère et de sa famille. Et il n'y trouva, que de mauvaises nouvelles : Condé maître de Paris, le parlement de Paris ébranlé et presque forcé à subir l'édit de tolérance que tous les autres parlements enregistraient. Peut-être même il trouva l'ordre précis de l'Espagne pour tirer l'épée.

L'excessive pénurie de Philippe II aurait dû le retenir. Mais Pelât des Pays-Bas le poussait à la guerre. En attendant qu'il y pût mettre l'inquisition espagnole, il avait entrepris d'y faire dix-sept évêques, gens à lui, qui balanceraient l'influence des grands. Ceux-ci s'appuyaient sur un élément populaire, sur le flot montant du protestantisme. Ils avaient envoyé en France consulter sur la légalité du projet le premier jurisconsulte de l'Europe, Charles Dumoulin, que nous avons vu dans cette grande revue des protestants à Popincourt. En tout sens, la résistance des Pays-Bas s'appuyait sur la France. C'était en France d'abord que Philippe II voulait combattis s.'- <ujets.

2t6 HISTOIRE DE FRANCE

Voilà comme politiquement on explique sa conduite. Et lui-même sans doute se croyait un grand politique. En réalité, il était poussé par derrière, instrument fatal du parti qui partout se sentait périr, qui déjà avait donné sa démission de la polémique et ne comptait que sur la force. Un de ses plus dignes soutiens interdit la discussion, « qui, dit-il, nous réussit mal ».

Restaient les souterrains d'Ignace : l'administration habile de l'aumône, des confréries et des écoles, la captation du peuple.

Restaient la violence, la police de l'Inquisition, enfin restait l'épée des Guises.

MASSAI RE DE V iSSÏ î«

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