‹ Œuvres complètesChapitre 30 sur 84 · L^ COU%TIS^'K.E · texte numérisé non relu

L^ COU%TIS^'K.E

V->ERTF.s, le mal sur nous a d'étranges puissances. Comme à l'abîme plein d'épouvante et d'échos, Le chimérique appât des acres jouissances Nous attire vers lui, tous les jours, sans repos.

Mais il est entre tous un puits fait de vertige. Où l'àme, en s'y penchant, vacille de stupeur. C'est l'œil clair et sans tond sous qui le sang se lige, L'œil de la courtisane où nage une vapeur;

L'œil vitreux, aux éclats de phosphore et d'agate, Q.ui fouille tous les cœurs comme de vieux foyers, Ht le soir, comme un phare énigmatique, éclate, Attrait mystérieux des continents noyés.

— Quand tu tournes vers nous la clarté chatoyante j^e ta large prunelle aux reflets verts ou bleus, Dans ton regard errant une attente effrayante Hst cachée, ô Sirène aux contours onduleux!

Surmontant le dégoût des baisers pleins de baves, Circé qui te repais des hontes du vieillard IZt chanjjcs dans tes nuits les gloires en épaves, Quelle angoisse, réponds, nous dérobe ton fard ?

Dans ta sérénité, rempart inattaquable; L'ennui plane-t-il seul sur ton front nonchalant? Toujours inassouvie et toujours implacable, Hst-ce la soif de l'or qui te ronge le ilanc ?

Peut-être, un de ces soirs aux senteurs souveraines Où, comme un flot d'encens, les paradis perdus, Rclluam du passé dans leurs candeurs sereines, Nous font sentir l'horreur des gouffres descendus;

IVuit-ètre as-tu maudit l'amour qui t'a trompée; lit que, croyant tarir la ranciuK' et le liel. Tu te venges sur tous, dans ta froideur drapée, Des cris désespérés que méprisa le ciel.

Vide ou non, ce regard à la terrible gcole De tes bras conduit ceux qu'a marqués ton orgueil ; Ht dès que tu souris, l'enfer qui les enjôle Dore les profondeurs sinistres de ton œil!

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