LES A M A \ I S
Qui, loin de l'antiquaire, au pied d'un mont sommeille, Tout entier plein toujours d'une liqueur vermeille. \'icnnc un ébranlement aux plus rudes assauts Qui nie brise dans l'ombre, enfin! Alors pareille A cette urne, je veux qu'entre d'obscurs monceaux Mon âme s'évapore en odorants ruisseaux! »
l'enclume 97
L' E-'X.CLUV^CE
SSE7. de souffrance inféconde!
L'angoisse au cœur, le front serein, Forçat, dans le bagne du monde Rentre avec ton boulet d'airain 1
Si l'amour t'a fui, l'art te reste.
Dans la forge aux tristes clartés Descends, poète, sombre Orestc En proie aux noires déités.
Ouvrier, reprends à la rouille Les outils que t'a donnés Dieu.
Sous le long oubli qui les souille l'ais luire encore l'ancien feu 1
Plus d'espérances mensongères!
Spectres grinçants du rêve enfui.
Sorciers lugubres des fougères.
Tournez, hurlez autour de lui.
Kssaim des cauchemars nocturnes, Emplissez l'antre affreux ! Venez Sonner aux heures taciturnes Le glas des soupirs dédaignés!
Toi, cependant, sculpte, cisèle.
En riant, des songes cncor.
Et réchauffe-les de ton zèle
Pour les polir au marteau d'or.
A l'œuvre ! forgeron 1 Rallume Ton feu, puis souffle avec ardeur!
Mais frappe fort, puisque l'enclume, Malheureux, c'est ton propre cœur!