PEINTRE ÉMAILLEUR ET POÈTE
Les Muses qui berçaient jadis tant de berceaux, Claudius, ont baise ta lèvre et tes paupières, l:t les ongles d'émail de ces douces guerrières Ont sur ton front tracé deux des sublimes sceaux.
Les rois de fer et d'or sous l'azur des arceaux N'ont plus même l'orgueil du sang de leurs rapières : Toi, tu peux, conquérant du rythme et des lumières. Léguer ton oeuvre au temps sans peur de ses assauts.
Ton âme fut choisie et ta main fut pourvue Pour enchanter l'esprit, pour éblouir la vue. Mais non du lecteur morne ou du passant banal.
Si l'art est la noblesse et l'honneur de la vie. Deux fois noble, tu veux que deux fois l'on t'envie \Jn blason recouvert d'un pli seigneurial.