‹ Œuvres complètesChapitre 56 sur 84 · C.:u- l'Art immortalise un pouvoir sans merci · texte numérisé non relu

C.:u- l'Art immortalise un pouvoir sans merci

lit comme au seul éclat d'un grand nom, dit l'histoire,

Le cadavre du Cid remportait la victoire.

S'il s'est fait peindre, un jour, le hardi cavalier

Que le dur Commandeur n'a pas fait sourciller,

O femmes! c'est afin que, vous parlant d'abîmes,

Le portrait de don Juan fit encor des victimes !

CIIAN'SOX D U\ JOUR DE TRINTEMPS I47

•D'UX. JOU% 'DE 'riiIX,TEî\C-PS

LJ ws le vert sentier qui sort du village, Par un beau matin d'un Avril llcuri, Les oiseaux chantaient le long du feuillage. J'ai rencontré Rose et Rose a souri.

Dans le gai chemin qui monte à l'église, Par un beau soleil du ciel élargi, La cloche tintait sur la flèche grise. J'ai rencontré Jane et Jane a rougi.

« Signes dilTérents, le sens est le même ; Sourire et rougeur sont signes d'amour!

Chacune à son tour fait voir qu'elle m'aime; Je peux bien aimer cliacuiie à son tour! «

I-c cœur eu Avril doublcnicnt sVnllammc. Jusqu'au soir j'errai dans le bois, rêvant Rose pour amie et Jane pour femme.

Des bruits de baisers sonnaient dans le vent.

Au bras d'un amant j'ai vu passer Rose, l:t puis Jane au bras d'un futur mari. Les signes d'amour? Avril en dispose!

Rose avait rouj^i, Jane avait souri.

IQ^ ^

Page 1