‹ Œuvres completesChapitre 69 sur 141 · ARRAS PRIS · texte numérisé non relu

ARRAS PRIS

SONNET

es fiers et beaux rampars ceints de vastes

[abimes,

Ces tours , de l’art humain les rochers sourcilleux,

dedans aux durs efforts d’un siégé merveilleux ,

Ont enfin reconnu nos armes légitimés.

Ceux qui les deffendoient ont esté les victimes Offertes au démon fatal aux orgueilleux,

Et tant plus leur abord s’est montré périlleux,

Tant plus nos conquerans ont paru magnanimes.

1. L’Artois a fait long-temps partie de la Flandre occidentale. Il fut réuni au domaine de la couronne en 1180, par le mariage de Philippe-Auguste avec Isabelle deHainaut. Jeanne, fille de Philippe le Long, le porta en dot à Eudes IV de Bour-

272 Stances

Leur secours formidable, avec tout son pouvoir, N’a, quoy qu’il ait tenté, servy qu’à faire voir Le triste evenement d’une entreprise vaine.

Déjà des lys sacrez Arras bénit l’odeur;

Et d’un esclat divin , la pourpre de la Seine De la pourpre du Tage efface la splendeur.

Page 1