Oeuvres complètes
Ce manuscrit, que M. le marquis de La Rochethulon m'a spontanément communiqué, avec une parfaite obligeance, paroit être celui que La Monnoye signale comme ayant appartenu à François V'' et à Hélène de Culant. Il date de i535 ou environ, époque oia Sainct- Gelays pouvoit avoir quarante-huit ans. Je ne crois
pas qu'il soit autographe, à cause de certaines fautes grossières que j'y ai remarquées. Il ne renferme que des vers de jeunesse, publiés pour la plus grande partie en 1 547 et en 1 574. Nous avons recueilli le reste, sans pouvoir affirmer toutefois que, dans le nombre, il ne se soit pas glissé quelques pièces étrangères à l'auteur } car nous avons dû en rejeter un certain nombre, recueillies par M. Champollion-Figeac dans les Poésies de François 1er (Paris, imprimerie royale, 1847, ii^-4)» d'autres imprimées soit à la suite de la traduction d'Hécuba, par Lazare de Baîf, soit dans les œuvres de Marot et autres poètes contemporains. p. b.
y/^jE vray amy ne s'estonne de rien, [mente,
:5 Et d'autant plus que Danger le tour- '^^ Plus en espoir Fermeté le contente'. En endurant cent maux pour un seul bien. (^ui ne m'entend ? je m'entends assez bien.
I. Ces mots, outre le sens apparent, offrent une grossière équivoque, qui n'a pas besoin d'être latine pour braver l'honnêteté. A propos de quoi Mclin s'écrie, avec un gros rire : « Si vous ne saisissez pas, moi je comprends bien. » p. b.
TousjouRS le feu cherche à se faire veoir, Par sa nature estant clair et legier; Mais quand on veut à le celer pourvcoir, Alors il est en le cachant plus fier ; Car tout cela qu'on peut édifier
Par luy se rompt quand close est sa puissance. Mesmes le Dieu qui tout le monde offense' N'ose porter son feu qu'à descouvert.
Regardez donc, si forte est l'assurance gui tient le mien en cœur content couvert".