GENTILSHOMMES
TRAVES, si tous VOS scrvltcurs Vcullcnt laisser, solliciteurs,
liCurs escrits sur vostre guiterre, Guiterre soit toute la terre.
! . Voir ci-dessus la note sur Mlle de Traves, à la suite du dixain intitulé : L'un des masques à Traves, et qui commence : Si du parti de celles voule^ estre (I, 229). — Sainct-Gelays, habile musicien, a fait, comme on l'a vu, de nombreuses inscriptions pour des guitares. p. b.
Tu n*es, mon bien, subject à Tadventure^ ; Je l'ay tout seur, avec tant de plaisir, Qu'il a d'autant surmonté mon désir Que le vif est vainqueur de la peincture (^).
a. Var. :
Qii'un homme vif surmonte sa paincture.
I. Le quatrain de Mellin offre beaucoup d'analogie avec celui de Th. de Bèzs {Amœn. poet. de Barbou, i779>P- 77):
Quanto pulchrius elegantiusque Picta hœc est tabella omnibus tabellis, Tanto pulchrior elegantiorque Hàc ipsà milii crederis tabella!
TU m'importunes et me presses^ Tous les jours, par lettres expresses, Amy, de te faire scavoir Si j'ay point achevé de voir
Il6 ŒUVRES POÉTIQUES
Ton livre, et me pries ensemble De te mander ce qu'il m'en semble.
Et qu'à flatter ne m'estudie.
Veux-tu que le vray je te die ?
— Amy, quand le vray on te dict, Ta dis que de toy l'on mesdict.
DIS-TU que tu n'as sceu comprendre^ Par l'obscurité de mes vers, Si je veux louer ou reprendre Ton livre et tes escrits divers ?
— Je te dis que de lauriers verds Je t'ordonne une belle tocque, Un signe que je te colloque
Sur tous les poètes recens î
— Il t'est avis que je me mocque ?
— Va, tu es homme de bon sens ' !
I . Cette cpigramme est décochée contre le même poète que la précédente. — Peut-être viseroient-elles Ronsard et seroient-ellcs antérieures à la réconciliation des deux rivaux. p. b.