REGLES DO JEU DE BAGUES
La partie de bagues se joue à cinq et se compose de quatre courses.
La première est fournie par les cinq joueurs, et se termine lorsque l'un d'eux a «nlevé trois bagues avec sa lance; alors ce joueur se retire, et les quatre autres commencent la seconde course, qui est également terminée lorsque l'un de ces joueurs a obtenu le même avantage que le premier. Ainsi de suite, jusqu'à ce qae le nombre des joueurs soit réduit à deux. Ces deux derniers fournissent la quatrième course, et celui qui ne parvient pas à enlever les trois bagues perd la partie et paie les chevaux à raison de 2S centimes par cheval.
Il est très-essentiel pour les joueurs de bien observer leur distance ; car si l'un d'eux, l'ayant bien conservée,
arrive au but et n'y trouve pas de bague, il peut réclamer, et son tour lui sera rendu ; mais si, au contraire, il se trouve trop près de celui qui le précède, il perd ses avantages. Ainsi, lorsque la course est fournie par cinq joueurs, la ligne circulaire (ou carré long) doit être divisée par cinquièmes; par quarts, lorsqu'elle est fournie par quatre, et ainsi de suite.
COUSU, terme de manège pour signifier un homme qui est solide à cheval.
Il y a deux sortes de solidité bien distinctes : celle du casse-cou et celle du véritable écuyer. La première tf a lieu qu'au détriment du jeu des parties mobiles, et si elles servent à le rendre solide, elles l'empêcheront toujours de th*er parti de son cheval, même en supposant qu'il connaisse le mécanisme et la science de l'équitatien; car ce n'est pas assez de suivre les brusques mouvements du cheval, il faut les arrêter, et même les prévenir, et c'est ce qu'on ne peut faire si l'on emploie les aides conmie moyen de solidité.
L'autre solidité, celle du véritable écuyer, consiste, an contraire, à suivre les mouvements de son cheval, sans confondre la force qui maintient avec celle qui dirige ; à demeurer assez maître de ses mouvements, pour que l'action des aides serve toujours à exprimer sa volonté, et ne soit pas un effort qui ait pour but de le maintenir en selle, si ce n'est momentanément.
CBAiVACHË. EUe remplace la gaule dont on se servait aocieonement.
Son utilité n'est qu'accidentelle. Le cas où il est le plus urgent de s'en servir^ c'est quand le cheval reste sur l'éperon ou n'y répond qu'en ruant à la botte ; alors son application vigoureuse peut être d'un grand secours. Mais, tant que les jambes et les éperons seront bien sentis, ils doivent avoir la préférencCt puisqu'ils ont l'avantage d'agir sur toute la masse^ et que la cravache n'a souvent qu'un effet local Elle convient aux dames pour mettre leurs chevaux au galop^ leur faire fuir les hanches |. et, en général, remplacer la jambe qui se trouve sur la fourche de la selle.
CROUPADE (la) est un saut dans lequel le cheval retrousse les jambes de derrière sous le ventre, en ployant autant les genoux que les jarrete, c<wime il le fait à la ballottade.
La différence qui distingue ces deux genres de sauts est plutôt l'effet des dispositions naturelles du cheval que celui de Vart.
Au reste, on n'exige plus ces violents mouvements que des chevaux qu'on met dans les piliers.
Il est bien possible que ce genre d'exercice puisse être de quelque utilité pour les élèves : mais certainement son abus serait loin d'être avantageux» il les rendrait roides et maladroits. J'ai vu l^en des cavaliers, fermes dans les piliers, et qui, sur un cheval en liberté, étaient
loin de conserver le même sang-froid et la même solidité, Cest au professeur observateur à juger de TeATet de ses moyens sur les élèves, et à apprécier la mesure qa*\ï doit apporter dans chacun de leurs exercices.
CROUPE AU MUR. Il importe de bien observer la diffërence qui existe entre ce travail et celui de Fépaule 0û dedans. Quoique les moyens d^exécution soient à peu près les mêmes, il faut cependant observer que, dans celui-ci, les hanches doivent marcher sur la même ligne que les épaules ; or, c'est ce qu'on n'obtiendra que mollement si la jambe déterminante n'a pour auxiUaire l'autre jambe ; celle-ci, surtout pour le passage des coins, est d'un secours indispensable. (Voyez Epaule en de*