RÉPONSE
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OBSERVATIONS DE M. D'AUflE
SDK LA
n sst une triste vérité que j*ai déjà eu occasioa de signaleF : c*e8t qu- un ^omme qui a dépensé )a moitié de se vie qn travaux consciencieux, surmonté des difficultés sans nombre et découvert, à force de persévérance, un principe qui ouvre à } art et à la science une route nouvelle, est loin encore d'avoir vfiincu tous les obstacles. G-est alors, en effet, que s*év6tillent et s-agitent les aniours-prQpres froissés, les basses jalousies, je dirai même la mauvaise foi. La première lutte n'a rien que d^ stimulant pour Tartiste, le poète ou le savant; ils trouvent dans le travail même, dans les résultats obtenus, une ample compensation; mais la seconde est bien propre et les décourager et à les dégoûter : c-est ce qui fait, 99m doute, qu'il y a si peu d'hommes créateurs
d*une doctrine ou d'un système à qui il ait été donné de les voir grandir de leur vivant. Il suffit d'attirer un instant Tattention publique pour qu'aussitôt la malignité humaine se déchaîne contre vous.
Tel est le sort auquel m'a exposé la découverte de ma nouvelle méthode d'équitation. Je m'y attendais, et dans cette disposition, j'aurais, sans m'émouvoir, entendu toutes les clameurs. Mais voilà qu'au milieu de ces libelles, lancés sous prétexte de brochures, surgissent tout à coup quelques pages écrites par M. d'Aure, célébrité équestre assez haut placée pour que je crusse qu'il ne pouvait descendre à une semblable lutte, et se mêler à de pareils champions.
Cependant M« d'Âure, un petit mouvement de mauvaise humeur aidant, s'est laissé entraîner. On a souvent remarqué que c'est dans le post-scriptum d'untf lettre qu'il faut aller chercher tout le fond de la pensée de son auteur. C'est bien là, en effet, c^est bien à la fin de la brochure de M. d'Aure que l'on découvre ce qui lui a fait prendre la plume. 11 me reproche d avoir dit que des chevaux que fai dressés auraient été précédemment manques par lui. Sans ce faux bavardage qu'on lui a fait, il ne m'aurait pas attaqué ; c'est du moins ce qu'il fait entendre : donc» si sa brochure devait me causer un grand tort, mon existence équestre aurait été en équilibre sur une simple supposition. Toutefois j'ai lieu de croire que ce n'est pas là le seul motif qui a mis la plume à la main de M. d*Aure. ISe serait-ce point plutôt mes décou-
vertes qui, je Tespère, serviront à la science, qui ont piqué récuyer, et lui ont suggéré la pensée d'étouffer ou du moins d'obscurcir une lumière importune? Quoi qu'il en soit, M. d'Aure croit devoir proclamer, d'une part, que ma méthode a été pratiquée de tout temps, et qu'alors elle était bonne ; de l'autre, qu'elle n'est mauvaise que parce que je prétends en être Fauteur et en faire usage.
Puis on entremêle la discussion de petites méchancetés et de petits mensonges sur moi et sur mes chevaux.
M. d'Aure avance que Partisan était un cheval fort doux
dont les femmes et les enfants se sont amusés pendant deux ans. Partisan, célèbre dans le monde équestre par ses défenses, et qu'à raison de ces mêmes défenses j'ai payé seulement 500 francs à un des premiers amateurs de chevaux de Paris ! Partisan, dont l'ancien propriétaire est venu, après que je l'eus dressé, m'ofïrir près de 5,000 fr.; Partisan servait de jouet à des femmes et à des enfants ! Si je relève la fausseté de ce fait, c'est pour faire observer que M. d'Aure n'a pas bien choisi ses preuves, et que c'est mal défendre sa cause. La seule chose digne du nom et de la réputation de cet écuyer était d'attaquer mes principes dans toute leur étendue en s'appuyant sur des raisonnements. A-t-il agi ainsi 7 C'est ce que nous allons examiner :
ce Ce n'est pas, comme on veut le faire croire, de 1840 « que date l'emploi du cheval. »
Certes, il y a plus de deux ans que remploi du che
T&I est connu, ainsi que lé nord et râimànt Tétaient ByAnt la boussole. Autant* Taudrait dire à Fauteur que âon livre n'est pas nbuTeau; parce que les lettres de Falphabet avec lesquelles il a fslit cet ouvrage étaient connues avant lui. Cest le bon emploi qui était inconmi; c*ëst qu'on avait t)assé par beaucdup de iboyens sans s'arrêter à auctin, tii définir ceux dont on se servait. Dans tous les ouvrages sur Téquitation; on trouve la preuve de ce que j'avance. Efl est-il un qu'on puisse noettre sérieusement en pratique, y compris un iti-4* de M. d'Aure publié en 1834, et sur le compte duqiiel je reviendrai à la fin de cette réponse? Ces auteurs ont tous bien certainemeilt donné des principe^ autres que ceux qu'ils appliquaient pour le dressage de leurè chevaux : ils faisaient donc instinctivement de l'é^uitatioD pour eux, mais ils n'établissaient pas de principes pour les autres; ils ne se rendaient compte de rien, à moins que^ ainsi que le dit modestement M. d'Aure pour luimême, ils ne fussent pas des dresseurs de chevaux.
« Le talent d'un écuyer ne consiste pas à faire parac der un cheval, mais bien à savoir utiliser ses moyens^ c( et à l'employer au service auquel il est propre. »
Mais qu'entend donc M. d'Aure par parader ? Est-ce un cheval contraint et décousu dans ses allures, ou bien est-ce un cheval majestueux dans ses poses, élégant et gracieux dans ses mouvements ; un cheval dont les forces harmonisées entre elles fonctionnent avec tant de justesse, qu'il se joue des difficultés et les surmoilte
sâtis èfiRJHs t Si c*èst dans cette dé?hîèrë tiypothèsê que M. d'AUrè range l^paràde^ je lui demanderai là permission d'éti-e d'bii avis diamétrdlëibéili opjiosë au sien. J'ajouterai que FaM de disposer âitisî des forcés et des ressorts du theval est non-seulèinent Tèssencé de là science, le beau idéal de Téquitaiion, niais encore iè éeul mo^èn de ddhiier tout Téclat et le brillant possible
aux àll lires simples. Mais ^our ëela il faut tjûë Iè cheval ait été àsSdu^li pariiellemëht et gén^i^ëleilieiit; qiiîî àôit ffehfèriiié de maniéré à ceqii'dn Jpuisèè dënrièr â vofcfnté telle du telle translatidn dé poids. Lés difficulté^ lié koïà point dû goût personnel de M. d'Aure. Cela se tidtiçdii de sa part, puisqu'il monte taréîilenî; â fcHeyàl, etri'dîmé Jjàs ày inonter (1); rnais qu'il ii'àpiprécie pas lërëâûltàt, l'àvantagedes difficultés sûriiibiltéës, céld tdë éiifpl*ëiiâ: M. d'Aure doit savoir que l'art de i'équitàtibh, ëôififîïé tous lés aHs, comme toutes les sciences, k ses difficultés. Or, toiit ài-tiste tfàiihént cdiiscîéûclëilit âàii ambitionner dé lès surnioiitër. Odl pëùi le p\\ih j^èiâ le moins.
^ Là sensibilité étant le résultat de rorgânisàiiôri, iî à ne dépend pas du bavaliér dé ràùgilienter bu dé Jâ
a diminuer ; il peut tout aii pldà lâinodiGèr. ^
Voilà un système qiii éû pdf^ftliteinent celiiî dé l'ancienne éfcole, dont M. d'Aure est aujourd'hui le digne représentant;
(1) C'est du moins ce que je lui ai entendu dire toutes les fois que nous uoui sommes rêneôntrM.
Pour bien nous faire comprendre». nous allons exa* miner ce principe dans tout ce qull a de plus simple. I^ous demanderons donc à M. d'Aure s'il ne lui est jamais arrivé de rencontrer des chevaux qui se retenaient dans les jambes, et qui, par suite de cette sorte d*acculement, y restaient malgré leur soutien énergique et le contact vigoureux des éperons. Le cheval qui agit ainsi est donc dépourvu de sensibilité : c*est un carcan (selon Texpression favorite de Tauteur), un carcan qu*il faut réformer» puisqu'on ne peut lui donner la qualité qui lui manque. Cependant, dans l'intérêt de la bourse et de la réputation de M. d'Aure» j'ose croire que luinodême
en agira autrement» qu'il obtiendra, sans s'en rendre compte peut-être, de ce cheval en apparence si peu impressionnable, des mouvements plus faciles et une sensibilité plus grande, une fois les forces et les poids mieux répartis. C'est donc l'écuyer qui, par tact, par l'ensemble de ses mouvements , parvient à changer la mauvaise direction des forces du cheval : car c'est l'équilibre qui rend toutes les translations de poids promptes, faciles et régulières. Une fois cet équilibre obtenu, l'écuyer a donc donné au cheval une impressîonnabilité que celui-ci ne devait acquérir qu'après que cette difficulté aurait été surmontée* Voilà Téquitation, voilà le pouvoir de l'écuyer sur le cheval : si vous le lui retranchez, retranchez en môme temps Fart, fermez les portes des manèges, et dites que l'équitation est une absurdité. Je pense que M. d'Aure
trouvera cet exemple à la portée de tout le monde, et qu'il n'est même pas nécessaire d'être écuyer pour le comprendre.
Maintenant si le cheval a une irritabilité que beaucoup de personnes, et M. d^Aure lui-même, confondent avec une sensibilité positive ^ cette irritabilité est causée par une action plus considérable, mais plus souvent encore par des reins longs ou faibles, par une croupe étroite, des jarrets acculés ou droits. Dans ce cas, chez ce cheval, le mouvement rétrograde est aussi difficile que le mouvement en avant chez le premier. En effet, l'arrière-main est toujours trop éloignée du centre pour que la translation du poids se fasse régulièrement; les jambes de devant, qui dans Tordre naturel ne devraient, je suppose, supporter que vingt-cinq kilogrammes, sont constamment surchargées d'un poids double ou triple. Il faut encore ajouter à ce poids toutes les forces qui se dirigent en avant et donnent une tension effrayante à Tencolure. On conçoit que le cheval, ne pouvant que faiblement et péniblement revenir sur lui-même, se jettera violemment en avant à la moindre pression des jambes. Voilà de la sensibilité selon M. d'Àure, voilà un cheval dont on ne pourra faire l'éducation, puisqu'il prétend qu'on ne peut dimintier la sensibilité du cheval. Selon moi^ au contraire, c'est de l'irritabilité à laquelle succédera la sensibilité, lorsqu'on aura employé les moyens que j'ai indiqués. Ces moyens, M. d'Aure n'a pas cru devoir se donner la peine de les lire ou
dé les approfondir , puisqu'ils sont écrits tout âti 18fig dans mon dernier ouvrage.
Pour arriver à détruire celte irritabilité et à donner ailx fehëvaui une vrëiê sensibilité, je tommèncë Jwir rencôlili'e, cominë étant le point principal où se manifesté la résistance : j'exerce cette partie isolément par les nlbyens tjuè j'aî indiqués ; il eh Résulte que pouvant faire ibotlvoir à nia volonté le bras de levier qu'allé représente, je m'en sers pour fairb refltier ad centre les fcfrieës qui 6e précipitaieiit avec trop de violente en avaiil. Ces forces, alors contenues dans de justes limites^ me permettent de raitieiielr Farrière-main près du centre, de manière à ce que les forces se prêtent im matiiël secours, et que le poids de la tuasse dit son flux et son reflux^ faciles et réguliers. C'est alors que le cheval ainsi disposé acquiert cette finesse de tact, cette sensibilité qui constituent la belle, la véi^itable éqtlitation. C'est avec ce moyen, trop simplement expliqué peutêtre, que Ton parvient à changer ta sensibilité du cheval, ou plutôt que l'on tectiûe la mauvaise direction de Ses forces, \A position vicieuse qu'elles entraînent et les mouvements irrégilliers^ confus, qui en sont la suite. C'est pdr ce moyen, le seul rationnel, que l'on parle intelligiblement m cheval, parce qu'alors il apprécie les effets de force du cavalier et se trouve tout disposé pour y répondre.
Suivons M. d'AUre dans ses scientifiques observations :
« J'fen appelle à tout homme ayant tisë du cKëvâl â6it tîveménti depuis le commis vbydgëtlr jiisqtf àil ëhàs- « seur ël à rHotnme dé guérite. Combien de Mé n'orit- (t ils pas eu recours au cotirfege et à Fintelligencë de c ëet animal I Si dans cer taitiëi^ cil^cbnstahceâ il à bësdiii « de Taidë et du secoure du cavalier, feombiéil àii^sl,
i danâ d'autres, ce dernier a-t-il eu à se Idufei* de Wl (i avoir laissé cette sorte d'ihdépehd,âncej cette coiii fiancé qui n'a pas éteiiit en lui l'instinct; l'énergie et « la liberté des allures ! »
Deux volontés sont en présence ^ celle du cavalier et celle du cheval ; il faut que l'un dès deux fasse la Volonté de l'autre; qu'il lui soit soumis ëh tout et {jar^ tout.
Quant à moi, je pense que le cheval est toujours ftlit pour être dominé par l'homme, que le eâvctlier doit constamment maîtt^iser les forces de sa monture afld de l'avoir sous sa dépendance. Il me semblé que cette opinion est pluâ conformé aux lois du boU sens ainsi qu'à celles de 1ë hatul^e.
i La base du ilOuveau système ébnéiste dans les « flexions de l'encolure et dans ce qtl'Ott appelle les (( flexions de la mâchoire. »
La base dé mon système, M. d'Aure^ fconsiste dans l'équilibre du cheval : non pas dans l'équilibre qui le préserve d'une chute, mais bien dans celui où les forces se cdntre-bdlancent, où toutes les formes ressortent atautageusemént^ où tous leà mouvemènië âoht souples,
gracieux et réguliers. Mon système consiste à faire prendre la position qui amène ce précieux résultat chez les chevaux qui, par leur conformation, en paraissent le plus éloignés, afin qu*il y ait parité dans le travail et analogie dans les mouvements de deux chevaux différemment conformés. Les flexions de mâchoire, d'encolure, de hanches, de reins, sont des moyens qui, pris isolément, donnent promptement(une fois la souplesse de ces parties acquise) la facilité de déplacer le cheval en tous sens. Alors on pourra passer successivement, sans grands efforts de la part soit du cavalier, soit du cheval» d'un mouvement accéléré à un mouvement lent, au temps d'arrêt, au reculer, au ramener, enfin au rassembler et à toutes les difficultés de l'équitation. Voilà quel est le but de ma méthode ; toutes les flexions, je le répète, ne sont que des effets isolés, des moyens préparatoires, pour conduire sûrement à un résultat prompt et infaillible. Il aurait été plus juste de suivre mes raisonnements, et comme mes principes s'enchaînent depuis le commencement jusqu'à la fin, il aurait été plus généreux et plus convenable aussi de ne pas en faire des lambeaux pour la critique.
Suivons les observations du sévère théoricien : c Continuant à exploiter l'ignorance de notre époque^ (c on veut faire accepter aussi comme chose nouvelle « le ramener de la tête du cheval.
« Il faut savoir d'abord ce qu'on entend par placer a la tête d'un cheval. Cela ne consiste pas tant» conmie
« on se plaît à le dire, à la tenir perpendiculairement « au sol, qu*à la placer de manière à ce que le mors c trouve sur les barres un appui qui donne les moyens « d^ arrêter le cheval, de le maintenir, de le soutenir et « de le diriger. »
Avant de répondre à ceci, je dirai à M. d*Aure, qui croit ses arrêts sans appel, que bientôt je veux qu'il juge lui-même, diaprés la manière dont mes principes ont été partout discutés et examinés, si j'ai exploité l'ignorance du siècle ! Il verra si, dans aucun temps, on s'est aussi généralement occupé de l'équitation.
D'où vient cet élan pour la mise en pratique d'une méthode nouvelle? C'est que les faits mille fois répétés attestent sa supériorité sur toutes les vieilleries pratiquées jusqu'à ce jour.
Poursuivons, M. d'Aure dit : « Continuant à exploiter a l'ignorance de notre époque, on veut faire accepter « aussi comme chose nouvelle le ramener, etc., etc.» Puis il ajoute : « Placer la tête du cheval ne consiste pas, « comme on se plaît à le dire, à la tenir perpendicu- « lairement. r> Puis encore : « Si M. Baucher a eu la « bonne foi de penser qu'autrefois les chevaux se pla^ <c çaient tout seuls, etc., etc. »
Évidemment ici M. d'Aure n'est pas conséquent avec lui-même : d'une part il établit que placer la tête d'un cheval est chose usitée depuis longtemps, et de l'autre il critique la position verticale de la tête, parce que c'est cette position que je recommande. Il me sem-
6}« SS'o^ PPBP^Wt JjLpportei: pjus 4^ Iflyau^ et <}^ fror p^fM daaif la ^Mucui^sioa. M. d'Aude (lit : f II guiptde 5x plappr la tôte 4p ïï^anière à ce que }p mpc» trouYe sur g 1«S l^aweç m WPW fiWi dcmne le» mqye?;!* ji'wrê- « ter, et€., etc. » Qu'est-ce que cela veut fjjre? Cm ff^^le pQ^itjipn pl)pz 1§ pbeyal dpnne la légèceté : c'est }'équili))]:e ; réq)|))i))re bien eptpndu réçnpE^e toiite féquit^tiou. J'entends par équilibre cptte pfci^f^pq p^, 8^P9 le ^cour^ (les rêuefifi ppuç ninsi 4i)^e, ^^ cbeial cppsefvp la tête 4^$ Ift position verticale et 1^ mftcbfnre mobile : len 4ehori; de cette position, il y a résistance, i} o'y a ppint^ 4^ gracieux, point de régulairité d||QS les lEnouyepients. Le^f 4éfpnçes sopt toujours précédées d*ua djéplap^Qient 4q !& téte^ dépassapt la ligne verticale en haut comme en bas, puis d'une translation (Le poids 4*ui|e partie ^ur Tautce. Il faut, pqur qu'un cheval se 4éfpn4e, qu'il sortjE^ 4p ^^ ]\S^^ 4'^plomb : oi^ peut àooc préypnir ce dépl^çexpent en entretenant l'équilibre, et dès lor^ par^y^ep la d^Sçnse. Dan$ cpt(e pp^ition d*éqfii^^pe, ypus f^'^vez pluç dç forcpg coptjre vous, en 4j9hprs de celles qui ^opt utiles à la progression du moovepient; le cl^^yal apprécie plus yite ce qp'on lui demande et répond instantai^ément aux paoindres îpdication^ du c^val|er. Ceci est de j'équitatiop ; cpd ccmstitue récuyer.
Jp pense qu'un pareil principe vaut bipn ce iogogripl^e : a Placer la tête d^ n^anière à çp que le paor^ trouva « gi^ Ips l^arres un ^pppi ^ donne les ï^ojens d'arr
n f^^, eic., fttc. » Quelle est oett9 position , car, jt r«i 4(y à dit, ee dehors de la position verticale de la tête, I9 G)iev^ préi^entera toujours des résistaDces, seraroid^f 9ti par copséquent disgracieux? Voilà }àejï les phrases iQsigsifiaAtf 9 ou équivoques qui ont été écrites depuis cent cinquante aasl G râpe à elles, c^est à peine si c)iaT que devÛTsiècle a vu sortir des décombres équestpes une ou deu:i^ sommités respectables; c'est è cause d'ellei; que Tart ^8t devenu le partage de savants écuyers qui expliquent tout, excepté Téquitation .
f Cest pour cela, sans doute, qu'avec ce système on a prétend que tous les chevaux piaffent. Gela est natur <c rel : un cheval retenu par devant et excité par derr ce rière est bien obligé de piaffer. »
M. d'Âure me permettra de croire que U. A'M^zw »t ^{itres grands maîtres sur Fautorité desquels il s'appui^ ^vec raison se fisôsaient une autre idép du pialfer et des moyens de Tobt^r. 0^ pourrait dire avec autant dejustesseque, pour faire de la poésie, il suffît de ne pas écrire en prose, mais en lignes composées d'un certain nfinpbvG de syllabes avec rime et césurp. Tout le monde o'est pas de Tavis de M. d'Aure, et Vignorqnce 4u fiéçh persiste à apprécier le piaffer, à admirer ce mouvement régulièrement donnée où toutes les formes sont .dpisf une harmonie parfietite et paraissent se combiner chez le cheval pour tenir cette masse un moment susp^due : les jantes , se mouvant par la diagonale, se lèvent à un» mépde hauteur» se baissenl; en même temp» ; le*
rônes^ sont demi-flottantes, et les jambes du cavdier n'agissent que pour régler et rhythmer la cadence. Mais pour arriver à ce nec plus ultra dans l'art, dans la science de Téquitation ; pour faire ressortir ainsi tort ce qu'il y a de beau, de brillant, de poétique dans h nature du cheval, il faut, hélas ! suivre la méthode qm maintenant trouble la tranquillité de messieurs les grands maîtres ; il faut des flexions partielles et générales; il faut un ramener parfait, un rassembler complet; il faut comprendre ce rassembler et ne pas le placer, ainsi que le font des notabilités équestres, indistinctement avant ou après le ramener. Mais j'oubliais que ces notabilités ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre le ramener, et qu'elles ont voué au mépris toutes les niaismes de l'art.
oc Quoi que Ton puisse dire, poursuit l'auteor, là (c meilleure préparation pour dresser un jeune cheval, <c c'est de l'habituer à se porter en avant en tirant sur € les bridons, etc., etc. »
Si Ton mettait ce principe en pratique sur tous les chevaux, quelle que fùt d'ailleurs leur action, leur position de corps et d'encolure, je doute fort qu'on obtint rien de très-satii^aisant. C'est bien là encore le style énigmatique, amphibologique de Tancienne école: donner constamment, comme règle générale, des prin* cipes qui ne sont praticables que-dans des drconstances particulières. Suffit-il toujours d'augmenter l'impnlsioii du cheval? Et, pour Tintelligence do lecteur qui
drait exécuter d'après cette manière de poser le principe, Fauteur n'a-t-il rien à ajouter ? J'en demande bien pardon à M. d'Aure, mais le paradeur du Cirque va suppléer au mutisme dans lequel le grand écuyer se renferme avec autant d'obstination pour servir sa cause. Les moyens de diriger le cheval, de rendre ses mouvements faciles, réguliers et gracieux, se résument dans ces deux mots, action^ position. L'action sert à donner l'impulsion. La main doit s'emparer de cette impulsion au profit de la position, qu'elle-même détermine, et régler le mouvement. Si Taclion est trop considérable, l'impulsion trop forte, le cheval prendra à Tinsu du cavalier une position avec laquelle il fera sa volonté ou luttera souvent avec avantage. Si, au contraire, il manque d'action, l'impulsion sera lente et pénible, et comme il n'y a pas de position sans force, la position ne pourra pas avoir lieu. Il est bien essentiel d'éviter ces deux extrémités, soit qu'elles proviennent du cavalier, soit qu'elles émanent du cheval. Alors, dans l'un et l'autre cas, que deviendra la règle absolue donnée par. M. d'Aure? Serait-ce toujours de la pression des jambes seulement qu'il faudrait faire usage avec le cheval d action, disposé qu'il est par la nature à se jeter sur la main avec une grande tension d'encolure? A la bonne heure, s'il s'agit d'aller un train de course , mais non si Ton veut le rendre calme et régulier dans ses mouvements. Maintenant, si au contraire le cheval est froid, il faut le porter sur la main sans réserve. Mais dans
quelle intention ? Pour lui donner une position qui serve à le dominer complètement.
Ck>mment user et profiter de ces constructions diverses, de ces actions différentes, si ce n'est au moyen des procédés qui ont pour base générale l'équilibre ? Par réquilibre, une action trop considérable, et par conséquent nuisible, devient une qualité que j'utilise.
Qu'un écuyer de bonne foi mette de côté le préjugé, qu'il oublie pendant quelque temps les préceptes «iracinés par la routine, qu'il lise attentivement et sans prévention mon ouvrage dans son entier : il comprendra alors à quoi servent mes assouplissements, mes attaques, etc., etc. Il jugera d'abord si jamais ces moyens ont été usités avant moi ; puis, s'il les met en pratique avec suite et gradation, il trouvera la clef de tout ce qu'on peut faire des chevaux d'une construction inférieure, et cela dans un espace de 14 mètres. C'est alors que, grandissant les moyens du cheval, cet écuyer sera tout disposé à faire autre chose que de Véquitation large, ainsi qu'on est convenu de l'appeler (1).
La brochure de M. d'Aure dit encore, page 17 :
« J'aurai à parler maintenant du système des attaques « d'éperons,moyen parfaitement connu en équitation, a et que Ton veut aussi faire adopter comme chose non- <( velle. Les éperons ne sont que le complément de
(1) M. d'Aure, d'après tout ce que j'ai la de bbs écrit», entend par épiUahon Uarge jaisser le cheval livré à lui-même, sans s'inquiéter qu'il marche réguUtement potirvu qu'il marche yite.
ce raction des jambes ; on les emploie pour en augmente ter l'effet. Comme je Tai écrit dans mon traité publié « en 1834^ afin de maintenir le cheval dans son équi- « libre toutes les fois qu'une action a lieu, elle doit avoir « son soutien. Un cheval n'est réellement dressé que « lorsqu'il se porte franchement en avant à l'attaque de <c l'éperon. C'est une aide dont il faut être sobre, afin a de lui conserver toute sa puissance : trop de chevaux <K sont enclins à rester à l'éperon et à se pousser dessus, (t C'est donc un tort de les habituer à le sentir perpécc tuellement, surtout par de petits coups, comme le « conseille la nouvelle méthode. »
Certes, de temps immémorial on s'est servi des éperons, mais d'une manière entièrement opposée à celle que j'indique^ ce moyen n'est donc pas parfaitement connu y ainsi que le prétend M. d'Aure. Ceci admis J'inviterai M. d'Aure, pour éviter des redites, à vouloir bie» consulter mon dernier ouvrage. Il verra que j'ai défini les effets de ces petites attaques progressives et de leurs merveilleux résultats pour développer les moyens du cheval et le renfermer dans l'obéissance; il verra qu'elles n'ont pour but que de déplacer la quantité de forces dont la main s'empare au profit de l'équilibre, et non pas de jeter la masse brusquement en avant, effet que doivent produire les violentes attaques de M. d'Aure sur un cheval hors la main et à l'encolure tendue. Voilà en quoi consiste la différence entre les principes de M. d'Aure et les mîens. Il use des attaques pour aug-
menter la vitesse des allures, et moi j'en fais usage pour changer les positions qui servent à régler les allures et à augmenter la vitesse. Il faut passer par le preniier étage avant d'arriver au second. Que M. d'Aure remonte aux causes, qu'il en définisse les effets, et tout me porte à croire qu'après cela nous nous comprendrons parfaitement.
M. d'Aure n'aime pas les chevaux qui piaffent : il ne faut pas disputer des goûts. Laissons-le parler :
« Or, réquitation ne consiste pas à savoir faire piafce fer tous les chevaux. Il en est beaucoup qui piaffent (c sans avoir besoin de la nouvelle méthode : les uns, < parce qu'ils ont une surabondance d'action ; les auc< très, parce que quelques souffrances excitent leur « sensibilité ; mais à quoi sert de faire piaffer ceux qui « veulent rester tranquilles ? Quelle peut être Futilité € d'une semblable allure? »
M. d'Aure n'est souvent pas compréhensible ; il se fait le champion des anciens auteurs, et d'un trait de plume il condamne ce qu'ils ont approuvé. Le doyen des classiques, M. de la Guérinière, aimait beaucoup à mettre ses chevaux au piaffer, etc.
N'est-il pas évident que l'homme qui a écrit une pareille définition ne comprend pas ce qui constitue le vrai piaffer? En conséquence, on ne saurait s*é tonner qu'il ne comprenne pas davantage son utilité. Je ne crois pas devoir ici m' étendre davantage sur ce sujet : je renvoie aux ouvrages dans lesquels je l'ai traité; je ferai
seulement observer à M, d'Aure que tout ce qui concourt à donner de la puissance, de la grâce et de 4'élégance aux mouvements du cheval, est du domaine de l*écuyer savant et consciencieux. J'ajouterai qu'il ne faut pas surtout confondre ce mouvement régulier, brillant et majestueux, avec les trépignements convul-
sifs par lesquels un cheval marque son impatience, trépignements qui doivent être le résultat du principe de M. d'Aure, et, pour employer ses propres expressions, de la position d'un cheval retenu par-devant et sollicité par 'derrière. Enfin M. d'Aure recommande de laisser tranquillesles chevaux qui ne veulentpaspiafifer. Si cette recommandation n'est pas fort instructive, elle est au moins bien attendrissante.
ce Étaitil nécessaire, ajoute M. d'Aure, aux élèves des ce d'Abzac, des Coupé, des Jardin, de prendre un ence gagement au Cirque pour se faire connaître ? »
Je laisse au public le soin d'apprécier ce qu'il y a de noble, de délicat et surtout de concluant dans une pareille personnalité*
Passons à une profession de foi modeste et désintéressée du même auteur :
ce Loin de ma pensée d'attacher à mes paroles rien a qui me soit personnel. J'ai, toute ma vie, envisagé « le cheval et son éducation d'un point de vue trop (( élevé pour mettre quelque importance à de pareilles c< misères : aussi aurais-je été tout disposé à accepter
« comme une heureuse innovation rapplication de ee« « nouveaux moyens, s'ils m'avaient paru bons, etc. »
Je suis loin de croire que les résultats, les snecès obtenus par mon système aient pu causer un moment d'envie ou de jalousie à M. d'Aure. J'admete, ainsi qu'il le dît, que, s'il s'est décidé à attaquer ma méthode, c'est uniquement parce qu'il la trouvait mauvaise et dangereuse. Mais il me semble que la raison et la consdaicâ exigent que Ton commence par étudier et par connattro parfaitement une chose avant de l'attaquer. D*aprèft cela, il me sera permis de m'étonner que M. d'Aora n^ait pas cru devoir assister à un seul des essais nom*breux et solennels qui ont été faits à Paris même. Main* tenant que l'élan est donné, la brochure arrive trop tard I Déjà, dans l'armée, plus de douze cents cheTaox entièrement neufs ont été dressés par leurs cavalière ; en moins de six* semaines, ils ont été mis en état de passer à l'école d'escadron. Cinquante rapports consciencieux et favorables, rédigés par des généraux, colonels, chefs d'escadron, capitaines-instructeurs et lieutenants, ont été adressés à M. le ministre de la guerre ; Son Excellence elle-même a été témoin des expériences faites sur cinquante chevaux de la garnison de Paris qui n'avaient pas encore été montés, et qui ont été dressés en dix-huit jours. Ainsi, sans le smours de M. d'Aure et malgré sa critique, le gouvernement améliore Tart hippique et régénère l'armée sons le point de vue équestre. Partout bientôt ma méthode
sera en vigueur. Qu'alléguer en présence de pareilB laits?
Je ne puis donc attribuer la brochure de M. d'Aure qu'à une manie de polémique qui depuis quelque temps semble s'être emparée de lui. Cette polémique n'a pas toujours été à son avantage : les professeurs des haras^ auxquels l'auteur s'est adressé d'une manière peu bienveillante, ont riposté sévèrement, et M. d'Aure est loin d'être sorti vainqueur de la lutte. Quant à la brochure qui me concerne, je regrette que l'auteur se soit laissé entraîner à un pareil genre d'attaques, qu'il ait cru devoir remplacser trop souvent le raisonnement et la discussion par des divagations et des personnalités. Les dernières pages surtout sont d'un style vraiment inouï ; on dirait que la brochure a été écrite par deux plumes différentes* En ce cas, je serais tenté de croire que la fin est émanée du cerveau suffisamment connu d'un M. Aubert. '
Je crois devoir, pour compléter cette réponse, y joindre quelques observations sur les principes de M. d'Aure, publiés en 1834 (1 vol. grand in-4«). J*engage le lecteur à suivre attentivement les passages guillemetés; ils sont extraits textuellement de l'ouvrage. Beaucoup se réfutent d'eux-mêmes; d'autres. •• Mais laissons le lecteur juger lui-même sur pièces.