‹ Œuvres complètesChapitre 224 sur 323 · AL MÊME · texte numérisé non relu

AL MÊME

Le 20 août 1502.

nir jusqu'à se moment M. de Lanques dans ses bonnes dispositions et pour t'informer avec soin comment tout ce passe à Arezzo, et à nous en donner avis sans aucune interruption.

Nous apprenons avec plaisir que les pay.sans qui s'étaient réunis dans les montagnes sont, d'après le rapport de Macchiavelli , tout à fait disposés pour nous: exhorte -les à patienter encore quelques jours et à ne pas avoir de querelle avec les Français : tu leur feras voir que les choses ne peuvent pas rester bien longtemps dans le même état et qu'elles se changeront en bien, conformément à nos desseins. Comme Bernardo de' Bardi et Tommaso Tosinghi nous ont écrit qu'ils avaient pressenti qu'un grand nombre d'habitants d'Arezzo se tourneraient de notre côté s'ils lîe craignaient de ne pas obtenir leur pardon, il serait à propos de semer adroitement le bruit que nous ne nous regardons point comme offensés par le peuple d'Arezzo ni par la généralité de ses citoyens, mais par un très-petit nombre d'entre eux; que nous sommes prêts à leur ouvrir de nouveau nos bras, et à les regarder du même oeil que nous les avons toujours vus jusqu'à ce Jour. Nous nous en reposons entièrement à cet égard sur ta prudence accoutumée.

Depuis l'entrée de M. de Lanques dans Arezzo avec toute sa troupe, connne tu ne peux l'ignorer, il nous semble que nos affaires dans ce pays sont en meilleur étal qu'elles ne l'étaient auparavant. Quoique nous ayons reçu ces jours passés des leKres de la cour qui nous informent que l'on a expédié l'ordre de rendre les places dont la restitution avait déjà été prescrite, et que nous nous flattions que la journée de demain ne se passera pas sans le recevoir, toutefois nous t'engageonsà ne rien négliger pourmainte-

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