SCÈNE IX
NICOMACO, DORIA, PIRRO.
NICOMACO. Que fais-tu ici, Doria ? Clizia estelle calmée?
DORIA. Oui, monsieur; et elle a promis à Sofronia de faire ce que vous voudrez. A la vérité Sofronia pense qu'il serait prudent que vous et Pirro ne parussiez pas encore devant elle , de peur qu'elle ne retombe dans son accès. Une fois qu'elle sera mise au lit, si Pirro ne sait pas l'apprivoi.ser, alors tant pis pour lui.
NICOMACO. Sofronia est de bon conseil ; nous ferons cela. .Maintenant va-t'en à la maison; et pui.sque tout est prêt, fais qu'on se mette tout de suile à souper. PiiTO et moi nous souperons chez Damone. Dès qu'on aura soupé
OUVRAGES DRAMATIQUES
qu'on conduise Clizia chez elle. Fais vile, Doria, pour l'aijioiir de Dieu! La !roisièine heure est déjà sonnée, et il ne convient pas de passer la nuit entière à tout ceci.
DORiA. Fort bien, j'y vais.
NICOMACO. Toi, Pirro, demeure ici ; je vais boire un coup avec D;inu)ne. Ne rentre pas dans la maison, de peur que Clizia ne retombe dans sa fureur. S'il arrive quelque chose de nouveau, viens vile me le dire.
PIRRO. Allez; je ferai comme vous l'ordonnez. (Seul. ) Allons, puisque mon maître veut que je reste sans femme et sans soi'.per , c'est fort bien ! Je ne crois pas qu'en toute une année il puisse arriver tant de choses qu'il en est survenu aujourd'hui. Je crains qu'il ne m'en arrive encore d'autres, car j'ai entendu dans !a maison certains éclats de rire qui ne me plaisent pas. Mais voici une torche allumée : la noce est sur le point de sortir et la mariée va paraître : je cours avertir le bonhoiîime. EhîNicomaco! Damone! descendez! voilà 1 épousée qui arrive.