‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 112 sur 489 · SCÈNE V. — SGANARELLE, seul · texte numérisé non relu

SCÈNE V. — SGANARELLE, seul

Il est bon quelquefois de ne point faire semblant d'entendre les chose:, qu'on n'entend que trop bien; et j'ai fait sagement de parer la déclaration d'un désir que je ne suis pas résolu de contenter. A-t-on jamais rien vu de plus tyrannique que cette coutume où l'on veut assujettir les pères, rien de plus impertinent et de plus ridicule que d'amasser du bien avec de grands travaux, et d'élever une fille avec 1 eaucoup de soin et de tendresse, poiu* se dépouiller de l'un et de l'autre entre les mains d'un homme qui ne nous touche de rien? Non, non, j^ me moque de cet usage, et je veux garder mon bien et ma fille pour moi.

Page 1