‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 125 sur 489 · ACTE III, SCÈNE Y · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE Y

LISETTE

Oui. Je vous amène un médecin, mais un médecin d'importance, qui fait des cures merveilleuses, et qui se moque des autres médecins.

SGANARELLE-

Où est-il?

LISETTE

Je vais le faire entrer.

SGANARELLE, scul.

Il faut voir si celui-ci iera plus que les autres. SCÈNE V. — CLITÂNDRE, eu habit de médecin; SGANARELLE, LISETTE.

LISETTE, amenant Clilandre.

Le voici

SGANARELLE

Voilà un médecin qui a la barbe bien jeune.

LISETTE

, La science ne se mesure pas à la barbe, et ce n'est pas par le menton qu'il est habile.

SGANARELLE

Monsieur, on m'a dit que vous aviez des remèdes admirables pour faire aller à la selle.

CLITANDRE

Monsieur, mes remèdes sont dilTérenls de ceux des autres. Ils ont l'émétique, les saignées, les médecines et les lavements; mais moi, je guéris par des paroles, par des sons, par des lettres, par des talismans et par des anneaux constellés.

Que vous ai-je dit?

SGANARELLE

Voilà un grand homme !

LISETTE

Monsieur, comme votre fille est là tout habillée dans une chai.se, je viis la faire passer ici.

SGANARELLE

Oui, fais.

CLITANDRE, tâlant le pouls à Sganarelle. Votre fille est bien malade. /

SGANARELLE

Vous connoisseï cela ici?

CLITANDRE

Oui; par la sympathie qu'il y a entre le £ère et la fille.

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