ACTE I, SCÈNE III fi
ALCESTE
Pour les trouver ainsi, vous avez vos raisons;
Mais vous trouverez bon que j'en puisse avoir d'autres
Qui se dispenseront de se soumettre aux vôtres.
ORONTE
Il me suffit de voir que d'autres en fojnt cas.
ALCESTE
C'est qu'ils ont l'art de feindre ; et moi, je ne l'ai pas
ORONTE. !♦ fiL- dJv^A^
Croyez-vous donc avoir tant^ d'esprit en partage? ^^J^^^"^ itM^i
ALCESTE. ^ C*'lAA>Wur^
Si je louois vos vers, j'en aurois davantage. (SoLt^^é* •m^*»'-^} Je me passerai fort que vous les approuviez, ''- ^ ^^o.tnAf^
ALCESTE
Il faut bien, s'il vous plaît, que vous vous en passiez.
ORONTE
Je voudrois bien, pour voir, que, de votre manière. Vous en composassiez sur la même matière.
ILCESTE.
J'en pourrois, par malheur, faire d'aussi méchants ; Mais je me garderois de les montrer aux gens.
ORONTE
Vous me parlez bien ferme; et cette suffisance...
Autre part que chez moi 'cherchez qm vous encense . yAj^J^/JLys^
y ORONTE. r
Mais, mon petit monsieur, prenez-le un peu moins haut.
ALCESTE
Ma foi, mon grand monsieur, je le prends comme il faut.
PHILINTE, se mettant entre deux.
Eh! messieurs, c'en est trop. Laissez cela, de grâce
ORONTE
Ah! j'ai tort, je l'avoue, et je quitte la place. Je suis votre valet, monsieur, de tout mon cœur
ALCESTE
Et moi, je suis, monsieur, votre humble serviteur. SCÈNE m. — PHILDVTE, ALCESTE.
PHILINTE
Eh bien, vous le voyez. Pour être trop sincère, Vous voilà sur les bras une fâcheuse affaire ; Et j'ai bien vu qu'Oronte, afin d'être flatté...
iiO LE MISANTHROPE.
ALCESTE
Ne me parlez pas
PHILIMTE.
Mais. . .
Plus de société.
PHILINTE
C'est trop..,
ALCESTE
Laissez-moi là.
PHILINTE
Si je...
ALCESTE
Point de langage
PHILINTE
Mais quoi!...
ALCESTE
Je n'entends rien.
PHILINTE
Mais...
ALCESTE
Encore!
PHILINTE
On outrage.., J^
ALCESTE. j^ '
Ah! parbleu! c'en est trop. Ne suivez point mes pas.i/\>^
Vous vous moquez de moi. Je ne vous quitte pas.