‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 206 sur 489 · ACTE III, SCENE lil · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE lil

et Cjui s'explique comme il faut. Vous dites que votre mère est malade d'hydropisie, qu elle est enflée par tout le corps, qu'elle a la fièvre, avec des douleurs dans les jambes, et qu'il lui prend parfois des syncopes et des convulsions, c'esl-à-dire des évanouissements?

PERRIN

Tii ! oui, monsieu, c'est justement ça.

SGANARELLE

J'ai compris d'abord vos paroles. Vous avez un père qui ne sait ce qu'il dit. Maintenant vous me demandez un rernède?

PERRIN

Oui, monsieu.

Un remède Jpourjaj[uérir ?

PERRLV.

C'est comme je l'entendons.

, SGANARELLE

Tenez, voilà un morceau de fromage qu'il faut que vous lui fassiez prendre.

PERRIN

Du fromage, monsieu?

SGANAUELLE.

Oui, c'est un fromage préparé, où il entre de l'or, du corail et des perles, et quantité d'autres choses précieuses.

PERRIN

Monsieu, je vous sommes bien obligés; et j'allons li faire prendre ça tout à l'heure.

SGANARELLE. y

.\llez. Si elle meurt, ne manquez pas de la faire enterrer du mieux ^H-^' que vous pourrez.

Le théâtre change, et représente, comme au second acte, une chambre de la maison de Géronte.

Page 1