‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 214 sur 489 · SCÈNE IX. — MARTINE. SGANARELLE, LUCAS · texte numérisé non relu

SCÈNE IX. — MARTINE. SGANARELLE, LUCAS

MARTINE, à Lucas.

Ah! mon Dieu! que j'ai eu de peine à trouver ce 'logis! Dites-moi un peu des nouvelles du médecin que je vous ai donné.

^ • LUCAS

i! Le v'hà qui ya être pendu.

MARTINE

Quoi ! mon mari pendu ! Hélas ! et qù'a-t-il fait pour cela?

Il LUCAS.

Il a fait enlever la fille de notre maître.

MARTINE

Hélas! mon cher mari, est-il bien vrai qu'on te va pendre?

SGANARELLE

Tu vois. Ah!

MARTINE

Faut-il que lu te laisses mourir en présence de tant de gens?

SGANARELLE

Que veux-tu que j'y fasse?

Encore, si tu avois achevé de couper notre bois, je prendrois quelque consolation.

SGANARELLE

Retire-toi de là, tu me fends le cœur.

MARTINE

Non, je veux demeurer pour t' encourager à la mort; et je ne te quitterai point que je ne t'aie vu pendu.

SGANARELLE

Ah!

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