SCÈNE I. — DAPHNÉ, ÉROXÈNE, ACANTHE, TYRÈNE
ACANTHE
Ih! charmante Daphné!
TYRÈNE.
Trop aimable Éroxène.
226 'MÉLÏCERTE.
DAPIWÉ.
A cantlie , loisse-moi .
JÉROXÊNE.
Ne me suis point, Tyrène.
-ACANTHE, à Darphné.
Pourquoi me chasses-tu?
TVRÈNE, à Éroïène.
Pourquoi fuis-tu mes pas?
DAPONÉ, à Acanthe.
Tu me plais 'loin de moi.
ÉROîvÈNE, à Tyrène.
Je m'aime où lu n'es pas.
ACANTHE
x\e cesseras-tu pomt cette rigueur mortelle?
TYliÈNE.
Ne cesseras-tu point de m'ctre si cruelle?
DAPUKÉ.
Ne cesseras-tu poirtt tes inutfles «vœux?
.ÉBOXÈNE.
Ne cesseras-tu point de m'être si fâcheux?
aca?;tiie.
Si tu n'en prends pitié, je succombe à ma peine.
TYRÈNE.
Si tu ne me secours, ma mort est .trop certaine.
DAPIIMÉ.
Si tu ne veux partir, je quitterai ce lieu.
Si tu veux demeurer, je te vais dire adieu.
acanthe.
Eh bien, en m'éloignant je le vais satisfaire.
TYRÈf^E.
Mon départ va t'oter ce qui peut te déplaire.
ACANTHE
Généreuse Éroxène, en faveur de mes feux,
Daigne au moins, par pilié, lui dire un mot ou deux.
TYPiÈNE.
Obligeante Daphné, parle. à cette inhumaine, Et sache d'où pour moi procède tant de haine.