ACTE II, SCÈNE V
mUGEUTE.
Non, non, ne croyez pas qu'avec art je ^enflamme Et que mon dessein soit de séduire son âme. S'il s'attache à me voir et me veut queique bien, C'est de son mouvement : je ne Vy force en rien. Ce n'est pas que mon cœur veuille ici se défendre De répondre à ses vœux d'une ardeur assez tendre; Je l'aime, je Tavoue, autant qu'on puisse aimer : Mais cet amour n'a rien qui vous doive alarmer; Et, pour vous arracher toute injuste créance, Je vous promets ici d'éviter sa présence, De faire place au clioix où vous vous résoudrez, Et ne souffrir ses vœux que quand vous le voudrez.