‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 435 sur 489 · SCÈNE VIIL — ÉLISE, VALÈÏIE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIIL — ÉLISE, VALÈÏIE

ÉUSE.

Vous moquez- vous, Vaière, de lui parler comme vous faites?

C'est pour ne point l'aigrir, et pour en venir mieux à bout. Ileurler de front ses sentiments est le moyen de tout gâter ; et il y a de certains esprits qu'il ne faut prendre qu'en biamntLiies tempéraments enne- kÂ^Ujl mis de toute résistance; des naturels reW^^^fiÇ^ïT vérité fait cabrer, i. 1^^^,^,^. qui toujours se roidissent contre le droit chemin de la raison, et qu'on ne mène qu'en tournant où Ton veut les conduire. Faites semblant le consentir à ce qu'il veut, vous en viendrez mieux à vos fins: et...

ÉLISE

Mais ce mariage, Vaière I

VALËRE. » . ^__^ I

On cherchera des biais pour le rompre. VyvJL{/>^»v

ÉLISE, r

Mais quelle invention trouver, s'il se doit^ conclure ce soir?

VALÈRE

0 faut demander un délai, et feindre quelque maladie.

ÉLISE

Miis on découvrira la feinte, si l'on appelle des médecins.

VALÈRE

Vous moquez- VOUS? Y connoissent-ils quelque chose? Allez, allez, vous pourrez avec eux avoir quel mal il vous plaira ; ils vous trouveront des raisons pour vous dire d'où cela vient.

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