SCÈNE m. — HARPAGON, CLÉANTE, ÉLISE, VALÈRE, MAITRE JACQUES
HARPACO^Ï.
Pour VOUS, ma fille, vous aurez l'œil sur ce que l'on desservira, et
prendrez garde qu'il ne s'en fasse aucun dégâl. Cela sied bien aux filles. Mais cependant préparez-vous à bien recevoir ma maîtresse, qui vous doit venir visiter, et vous mener avec elle à la foire. Entendezvous ce que je vous dis?
Oui mon père.
^ HARPAGON
Oui, nigaude.>^w4AAV SCÈNE IV. — HARPAGON, CLÉANTE, VALÈRE, MAITRE J.ACQUES
HARPAGON
Et vous, mon fils le damoiseau, à qui j'ai la bonté de pardonner riiistoire de tantôt, ne vous allez pas aviser non plus de lui faire mauvais visage.
CLÉANTE
Moi, mon père? mauvais visage! et par quelle raison?
HARPAGON
Mon Dieu! nous savons le train des enfants dont les pères se remarient, et de quel œil ils ont coutume de regarder ce qu'on appelle Àù ^^^^'^^^^- ^^^Js, si vous souhaitez que je perde le souvenir de votre ^>^4U jernière fredaine, je vous recommande surtout de régaler d'un bon visage cette personne-là, et de lui faire enfin tout le meilleur accueil qu il vous sera possible.
CLÉANTE
A vous dire le vrai, mon père, je ne puis pas vous promettre d'être bien aise qu'elle devienne ma beile-mère : je mentirois, si je vous le disois; mais, pour ce qui est de la bien recevoir et de lui faire bon visage, je vous promets de vous obéir ponctuellement sur ce chapitre.
HARPAGON
Prenez-y garde au moins.
CLÉANTE
Vous verrez que vous n'aurez pas sujet de vous en plaindre.
Vous ferez sagement.^^ ^,^^ ^ ^^ ^ ^^^j^