POUR LE PERRON DE MONSIEUR DE NEVERS
Vous chevaliers errans qui desirez honneur,
Voyez le mien perron ou maintiens loyauté
De tous parfaictz amans, et soustiens le bonheur
* Jean de Bourbon, duc d'Enghien , frère d'Antoine de Bourbon , ne en 1 528. Il épousa Marie de Bourbon , duchesse il'Estouteville, dont il n'eut point d'enfans. Sa mort arriva au siège d« Saint-Quentin, le 10 août i557.
35o ÉPIGRAMMES.
De celle qui conserve en vertu sa beauté :
Par quoy je veulx blasmer de grandMesloyauté
Celluy qui ne vouldra donner ceste asseurance
Qu'au demourant du monde on peult trouver bonté
Qu'on deust autant priser que sa moindre science.
POUR LE PERRON DE MONSIEUR d'AUMALE , * QUI ESTOIT SEME DES LETTRES L. ET F.
C'est pour la souvenance d'une Que je porte ceste devise, Disant que nulle est soubz la lune Ou tant de valeur soit comprise :
A bon droict telle je la prise , Et de tous doibt estre estimée , Qu'il n'en est point , tant soit exquise Qui soit si digne d'estre aymee.
Si quelqu'un d'audace importune Le contraire me veult debatre, Fault qu'il essaye la fortune Avecques moy de se combatre.
* Claude de Lorraine, duc d'Aumale , ne en i526 , passa sa vie entière aux milieu des camps , et signala souvent sa valeur. Ce brave capitaine fut emporte par un boulet de canon au siège de la Rochelle, en 15^3. Il laissa plusieurs enfans de son mariage avec Louise de Rre'ze', fille de Diane de Poitiers.