DE JANE GAILLARDE, LYONNOYSE
C'est un grand cas veoir le mont Pelion , Ou d'avoir veu les raynes de Troye :
Mais qui ne veoit la ville de Lyon, Aucun plaisir à ses yeulx il n'octroje : Non qu'en Lyon si grand plaisir je croye, Mais, bien en une estant dedans sa garde : Car de la veoir d'esprit ainsi gaillarde , C'est bien plus veu que de veoir Ilion: Et de ce siècle un miracle regarde, Pource qu'elle est seule entre un million.
ï Voyez le Rondeau xxxvii du livre 1er que Marot adresse à cette savante dame.