DE SA MERE PAR ALLIANCE
O I mon poil noir en blanc se tainct , Comment seroit ce de vieillesse ?
Ma mère est en fleur de jeunesse, Et n'est au monde un si beau tainct.
Car le sien tous autres estainct :
De la veoir faictes moy la grâce , Mais ne contemplez trop sa face, Que d'aymer n'entriez en esmoy, Et que sa rigueur ne vous face Vieillir de langueur , comme moy.
A SA COMMERE.
Pardonnez moy, ma commère m'amye,
Si devers vous bien tost ne puis aller ,
A bon vouloir certes il ne tient raye,
Car pour souvent avecques vous parler,
De paradis je vouldrois devaller.
Que voulez vous ? la fortune à présent
Ne me permet de service estre exempt.
Mais maulgré elle en brief temps qui trop dure,
Vous reverray , et si m'aurez présent
Ce temps pendant de cueur , et d'escripture.