DE OUY ET NENNY
U N doulx nenny , avec un doulx souLrire , Est tant honneste, il le vous fault apprendre: Quand est d'ouy, si veniez à le dire, D'avoir trop dict je vouldrois vous reprendre ; Non que je sois ennuyé d'entreprendre D'avoir le fruict, dont le désir me poinct : Mais je vouldrois, qu'en me le laissant prendre, Vous me dissiez : Non , vous ne l'aurez point. *
' Nos agréables rimenre qui se sont plaints si souvent au public de trouver des maîtresses trop faciles , n'ont fait que commenter et paraphraser ces vers de Marot , et ne les ont sûrement pas e'gale's.
La Harpe.
C'est surtout par ce tour artificieux que l'e'pigrarame diffère du madrigal qui ne déguise rien ; mais qui tout naturellement a l'air de ce qu'il est, galant, délicat, ingénieux, et qui, lors même. qu'il est fin , ne dissimule pas l'intention de l'être.
Marmontel.
Ovide exprime la même idée , mais qu'il est loin d'approcher de la gracieuse naïveté de Marot î
Vim licet appellent , grata est vis isla pnellis ,
Quod juvat invitae saepe dédisse volant ; QiisBcninque est Veneris subitâ violata vapinâ
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