‹ Œuvres complètes. Nouv. éd. augmentée d'un essai sur la vie et les ouvrages de Cl. Marot, de notes historiques et critiques, et d'un glossaireChapitre 260 sur 329 · DU CONVENT DES BLANCZ MANTEAUX · texte numérisé non relu

DU CONVENT DES BLANCZ MANTEAUX

JLes Blancz Manteaux en leur convent Oiït faict rampart de longues selles, Pour nuyre à ceulx qui vont souvent Faire la court aux damoyselles.

Quand marys gardent leurs femelles , Hz ont droict, je m'en tais tout coy:

Mais ces cagotz sont jaloux d'elles :

Je sçaurois vouluntiers pourquoy.

XYII.

SUR l'ordonnance que le ROY FEIT DE BASTIR A PARIS AVEC PROPORTION,

L E roy aymant la décoration

De son Paris, entr'autres biens ordonne

' Le couvent des Blancs Manteaux était dans la rue qui porte encore ce nom. En i258, des moines arrivèrent de Marseille à Paris : ils se faisaient appeler niaisement serfs de la vierge Marie. Ils étaient pieux et gueux ; ces deux qualités se trouvent rarement séparées. Ils furent bien accueillis. Louis IX, gui aimait à cacher le diadème sous le capuchon du pèlerin , voyait avec un joie béatifîque grossir le torrent de la moinaillo dont la France e'tait inonde'e : les bons moines ne posse'daient pas un denier j il leur fit bâtir un magnifique couvent , et les combla de bienfaits , en sorte que ces saints personnages, détaches, parleurs vœux, des vanités du monde , regorgèrent bientôt de richesses qu'ils gagnaient sans doute à force de vices.

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