‹ Œuvres complètes. Nouv. éd. augmentée d'un essai sur la vie et les ouvrages de Cl. Marot, de notes historiques et critiques, et d'un glossaireChapitre 27 sur 329 · DE MADAME LA DUCHESSE D*ALENÇON, SŒUR UNIQUE DU ROY · texte numérisé non relu

DE MADAME LA DUCHESSE D*ALENÇON, SŒUR UNIQUE DU ROY

OANS rien blasmer, je sers une maistresse,. Qui toute femme ayant noble haultesse , Passe en vertu , et qui porte le nom D'une fleur belle : et en royal surnom Demonstre bien son antique noblesse.

En chasteté elle excède Lucresse :

De vif esprit , d constance , et sagesse S'en est l'enseigne, et le droict gonffanon, Sans rien blasnier.

On pourroit dire, il l'estime sans cesse, Pource que c'est sa dame et sa princesse : Mais on sçait bien, si je dy vray, ou non. Bref, il ne fut en louable renom Depuis mille ans une telle duchesse, Sans rien blasmer.

IIO RONDEAUX.

DE LA VENUE DES ROYS DE FRANCE ET D'ANGtETERRE ENTRE ARDRES ET GUIGNES.*

De deux grans roys la noblesse et puissance

Veue en ce lieu , nous donne congnoissance ,

Qù'amitië prend courage de lion

Pour ruer jus vieille rébellion ,

Et mettre sus de paix resjouyssance.

Soit en beauté , sçavoir , et contenance , Les anciens n'ont point de souvenance , D'avoir onc veu si grand'perfection De deux grans roys.

Et Iç festin , la pompe , et l'assistance Surpasse en bien le triuraphe et prestance Qui fut jadis sur le mont Pelion :

Car de la vint la guerre d'Ilion : Mais de cecy vient paix et alliance De deux grans roys.

^ Voyez la ballade v, page 1 1.

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