Pour la guerre d'alors
A l'Italie («), et PEscosse (") à PAnglois; Peuple chetif, qui ses forces hazarde Contre soy-mesme, et qui sot ne prend garde Que ce grand Turc, helas! ne faudra pas Bientost après de talonner ses pas, {a> Les séparant comme une ourse cruelle De cent moutons sépare la querelle.
Et, qui pis est, puis que les bons esprits Montrez au doigt, sans faveur et sans prix (Quelque présent que les Muses leur donnent), Comme coquins de pauvreté frissonnent; Puis que l'honneur et puis que l'amitié, Puis que la honte et puis que la pitié, Puis que le bien, forcé de la malice, Puis que la foy et puis que la justice Ont desdaigné ce monde vicieux ; (b)
Puis que l'on voit tant de foudres aux cieux En temps serein, puis que tant de comètes, Puis que l'on voit tant d'horrible planètes
a. Var. :
De renverser leurs puissances à bas,
b. Var. (1584) :
Et, qui pis est, puis que les bons esprits Palks de faim, sans faveur et sans pris, Aux cours des Roys sans Mécènes (5) frissonnent, Bien que le fruict des Muses ils moissonnent, Disgraciez comme gens vicieux.