AVERTISSEMENT
n trouve les Gayetez de Ronsard dans Itoutes les impressions de ses œuvres 'complètes, depuis celle de i $87 jusqu'à celle de 1 629-1 630, qui fut la dernière. Dans les éditions de Paris elles sont placées à la suite de la huitième partie, contenant les Hymnes. — Dans celle de Lyon (Soubron, 1 592, $ vol. in- 12) elles sont à la fin du ier volume. Elles ont été aussi imprimées à part, en 1 $ $ } (in-8°, à Paris, chez la veuve Maurice de Laporte), et en 1 584 (in- 12, sans nom de lieu), sous le titre de : Livret de Folastries, à Janot Parisien, plus quelques Épigrammes grecz et des Dithyrambes chantez au Bouc de E. Jodelle, poète tragiq. Avec cette épigraphe :
Nam castum esse decet pium poetam Ipsum, rersiculos nihil necesse est.
Catullus.
Ces deux éditions, de chacune desquelles on ne connaît guère qu'un seul exemplaire, ont été
Ronsard. — VI. 22
338 Avertissement.
exactement décrites par M. Brunet, dans le tome IV du Manuel du libraire (Paris, Didot,
Une reproduction en a été faite il y a quelques années, en i vol. in- 12 tiré à cent exemplaires.
Outre les Gayetez, le Livret de Folastries contient quelques pièces de vers , qui ne se voient dans aucune des éditions de Ronsard , mais qui sont indubitablement de lui.
Th. de Bèze, Florent Chrétien, Grevin et ses autres ennemis politiques, qui le savaient bien, lui ont assez reproché ces folies de jeunesse. Je ne serais même pas éloigné de croire que c'est à eux qu'on doit la réimpression des Folastries faite en 1 584, presque à la veille de la mort du poëte et certainement sans son aveu ; car il était devenu fort pieux à cette époque.
D'autres pièces libres, qu'il avait commises, soit dans des moments d'abandon, soit pour complaire aux goûts d'une cour immorale et dépravée, n'ont vu le jour qu'après lui, dans les Fleurs des plus excellents poètes de ce temps (Paris, Bonfons, 1601, in- 12), où l'éditeur a fait le plus singulier mélange du sacré et du profane, dans le Cabinet satyrique, dans la Quintessence satyrique et dans les Muses gaillardes. (')
Quelques-unes mêmes, restées inédites, se lisent dans deux manuscrits de la Bibliothèque impériale, qui semblent avoir appartenue Nicolas de Neufville, sieur de Villeroy.
Enfin il a été publié (Amsterdam ; lisez : Bru-
1. Ces divers Recueils sont décrits dans le Manuel du libraire de M. Brunet.
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xelles, 1 86 5 , in- 12) une réimpression trop complète des Gayeîez de Ronsard, reproduite d'après une prétendue édition de Pico (Turin, 1573), et tirée à 1 10 exemplaires. Je pense que cette soi-disant édition de Turin n'a jamais existé, et que l'impression belge a été faite d'après une copie subreptice de pièces, qui avaient été recueillies pour être gardées dans le musée secret d'un bibliophile. Quoi qu'il en soit, afin d'être aussi complet que les convenances le permettent, je désigne ci-dessous, par leurs premiers mots, les pièces que leur crudité de langage ne m'a pas permis de livrer à l'impression (•) et j'indique les recueils anciens où les bibliomanes (qui n'auraient pas la réimpression belge des Gayeîez) pourront les retrouver; savoir :
i° Deux odes :